Yayoi Kusama (née en 1929)

Par dimanche 23 février 2020 Permalink 1

“Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d’autres pois…” Et l’aspect physique de Yayoi Kusama maîtrisé parfaitement en dit long! Elle s'”attache à faire de l’art du matin au soir, tous les jours” de son hôpital psychiatrique à Tokyo qu’elle habite de son plein gré depuis 1973, année de son retour au Japon. C’est de New York où elle arrive en 1958, que l’artiste se fait mondialement connaitre en exécutant ses premiers monochromes blancs de 11 mètres de haut, appelés “Infinity Nets”. Puis ce seront les happenings des années 60, le pop art, la nudité des corps, la sculpture totale avec la volonté d’occuper l’espace entier d’une salle.

Depuis l’enfance Yayoi Kusama souffre d’hallucinations qui l’amènent à recouvrir les murs de pois multicolores. Le cucurbitacée devient le pivot de son art. Voyez plutôt! PUMPKIN – 1998 Résine peinte Signée, datée et numérotée en bas “Yayoi Kusama, 1998, 11/15” Edition de 15 exemplaires Hauteur : 28 Largeur : 28,50 Profondeur : 26,50 cm faisait chez Artcurial le 5 juin 2019 91 000 €.

Si la légende nous décrit l’artiste comme dépressive et suicidaire, en tout cas qu’elle soit déjantée n’est pas douteux, elle sait parfaitement rentabiliser son motif du point décliné à l’infini même par la maison Louis Vuitton avec ce sac speedy, par exemple, édition limitée en toile enduite imprimée de motifs ronds jaune, avec cadenas et clefs – Longueur: 31 cm (très bon état) qui fit près de 1300 € chez Le Brech & associés à Drouot le 29 mars 2013.

Pour finir un exemple d’acrylique sur toile de l’artiste, vendue chez Christophe Joron-Derem à Drouot le 28 novembre 2011, Pumpkin signée et datée au dos 1989, 38,5 x 45,7 cm, qui fit un peu plus de 40 000 €.
Frédéric Le Quer

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