Vœux à la presse d’Eric Zemmour

Par mardi 11 janvier 2022 Permalink

Eric Zemmour adressait hier ses vœux à la presse. Je suis sûr qu’elle s’en serait bien passée! Pourtant la vivacité d’esprit, l’intelligence cinglante, l’ironie mordante éclataient à chaque phrase. Tout était délectable, drôle et méchant. Bref un petit bijou.

Très vite les journalistes comprirent qu’ils allaient être brocardés. Aucune télévision ne retransmit intégralement l’allocution, seul Cnews en proposa une partie. Quand la chaîne coupa l’intervention au milieu d’une phrase du candidat à l’Elysée, le présentateur gratifia le téléspectateur d’un sourire crispé et passa de la pub.

“Fini de répondre de la façon la plus vide à vos questions les plus creuses”

“J’étais l’un d’entre vous mais différent aussi: d’abord j’étais de droite, ensuite je parlais et écrivais le français, vous, le politiquement correct, enfin j’étais apprécié, vous êtes restés les plus mal-aimés de France”

“En êtes-vous responsables? Non la pression de l’idéologie s’exerce sur vous.”

Puis ce fut un commencement d’analyse sur le lien très français existant entre journalisme, littérature et politique depuis le XIXe siècle, mais la censure exerça son oeuvre. Ne critiquons pas Cnews! La chaîne d’info fut la seule à diffuser au moins une partie de ce brûlot pendant que les autres ressassaient les images d’Emmanuel Macron venu “inaugurer” la construction d’un hôtel de police à Nice alors que le permis de construire n’a même pas été déposé.

Le soir, certains trouvèrent cette intervention malvenue, ne répondant pas aux problèmes de la presse, problème surtout financier car problème de lectorat. Ils se trompaient. Ils s’enlisaient. L’intervention d’Eric Zemmour répondait exactement aux difficultés des médias en leur donnant la solution: arrêtez de faire passer des vessies pour des lanternes!

Eric Zemmour ne s’est pas sabordé. Il a compris qu’il ne pouvait espérer aucun soutien, ne serait-ce qu’un peu d’objectivité, de la part d’une profession qui nuit dorénavant à la démocratie. Alors bravo pour le panache!

Frédéric Le Quer

PS: Quelques lecteurs ont pensé que le dialogue de mon article d’hier était un verbatim. La crédibilité de ce texte d’imagination témoigne à quel point les médias sont complètement déconsidérés.

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