Vive le racialisme!

Par lundi 28 décembre 2020 Permalink 1

En cette fin d’année, l’antiracisme fait des ravages. Du film James Bond aux ballets du répertoire de l’Opéra de Paris, Casse-Noisette et Lac des Cygnes, la diversité oblige à tout transformer ou interdire. La dernière série Netflix “La chronique des Bridgertone” pousse le ridicule et le déni de réalité jusqu’à faire de la cour d’Angleterre vers 1800 un endroit de mixité ethnique d’une ouverture d’esprit telle que les protagonistes n’ont apparemment pas de couleur de peau. Un peu de racialisme dans tout ça ouvrirait les esprits.

Le roman historique, l’expression des universitaires qui aiment à décrédibiliser le passé, à le remettre en cause, est rédigé en ce moment, sous nos yeux, contre toute vraisemblance. En arrivant à ces extrémités comme par exemple entendre bientôt “my name is Bond, Rokaya Bond!” ou voir supprimer des ballets de Nijinski ou Noureev parce qu’ils manquent de mixité, il n’est plus totalement interdit d’être d’accord avec les racialistes! Si les minorités (pour un temps) en occident craignent la perte de leur identité, comment la négation des différences historiques et culturelles pourrait-elle être d’un quelconque secours?

Au lieu de la fameuse phrase de Saint Exupéry au fronton du Grand Orient, rue Cadet; “Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m’enrichis”, la bien pensance insinue l’idée à marche forcée que tout est pareil, rien ne diffère de rien, au risque de détruire toute culture originale. Il est ridicule de voir des noirs singer les comportements de l’aristocratie comme dans le feuilleton de Netflix et il est évidemment tout aussi ridicule de voir des blancs singer les attitudes culturelles des noirs qui leur sont propres, qui viennent de leur identité. Chacun sa place et les vaches seront bien gardées.

La question n’est pas d’être contre toute appropriation culturelle. Quand les impressionnistes s’inspirent des estampes japonaises, ils changent l’art. Les cubistes en s’inspirant des sculptures africaines, pareil. Quand des penseurs africains réfléchissent sur la négritude, ils conceptualisent leur pensée comme n’importe quel philosophe occidental pour montrer l’apport et la place de l’Afrique dans le monde.Inutile d’aller plus loin,  les exemples sont multiples partout où l’on se donne la peine de regarder honnêtement.

Mais aujourd’hui, au mépris de toute véracité, l’amalgame devient la règle. C’est grotesque et le réel finira par nous retomber dessus.

Frédéric Le Quer

 

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