Vaccination au ralenti

Par mercredi 30 décembre 2020 Permalink 1

Il faut absolument louer l’impéritie de l’état français dans la campagne de vaccination contre le coronavirus. La vitesse à laquelle nous vaccinons devrait nous permettre de tenir avec nos rations plusieurs années à raison de quelques vaccinés par jour. La pénurie de vaccins ne nous guette pas et depuis les masques ou les gels hydroalcooliques, c’est un vrai soulagement.

Et c’est là que nous démontrons notre supériorité par rapport aux allemands. Les gretchen dans les vaccinodrômes, habitées par la mission qu’Angela leur a confiée, piquent absolument tous les bras qui passent à proximité de leur seringue telles des stakhanovistes du soin préventif. Et ça déménage! Au point que plusieurs patients se sont vus administrer une quintuple dose de vaccin. ça pourrait faire trop, se plaindront des esprits chagrins. Pas du tout. La start up Biontech qui sauve l’humanité, est immédiatement intervenue pour expliquer qu’abondance de biens ne nuisait pas. 5 fois la dose prescrite? Pas grave même si l’un des survaccinés a néanmoins été conduit à l’hôpital. Mais soyons confiants, il en sortira guéri. Cette précipitation outre-Rhin à faire gagner une entreprise allemande conduit dès maintenant à une pénurie de vaccin. Les régions ne sont plus livrées, les laboratoires n’arrivant plus à suivre l’énergie des infirmières teutonnes. Les sanctions vont pleuvoir, les élus sont vent debout contre Berlin, certains regrettant déjà le don organisationnel du III Reich.

Les problèmes allemands ne sont pas près d’arriver en France. La guerre civile continue entre les médecins catastrophistes et leurs confrères tenants de la “rassuritude”. Ils s’écharpent à coup de plaintes en justice devant une population qui n’y comprend goutte. Chacun se dit avec bon sens “Dans le doute abstiens-toi, corne d’auroch! Et refuse l’secours de la thérapeutique, Corne d’Aurochs Parce que c’était à un Allemand, Au gué, au gué, Qu’on devait le médicament, Au gué, au gué Parce que c’était à un Allemand, Au gué, au gué, Qu’on devait le médicament, Au gué, au gué”.

Frédéric Le Quer

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