Un grand malheur

Par mardi 13 août 2019 Permalink 2

Les conditions historiques s’agglomèrent pour un grand malheur en occident et en particulier pour notre ex Europe judeo- chrétienne à l’agonie. Les milieux riches voient, dans les peuples laissés libres de leur choix, un risque aggravant, accélérant l’inéluctable décrépitude. Les milieux populaires sentent qu’à abandonner le pouvoir à une minorité privilégiée, celle-ci entraîne le monde vers le précipice.

Les conditions économiques et financières se dégradent rapidement et la création monétaire qui a servi à mettre sous le couvercle la crise des supprime, est entrain de ne plus être d’aucune utilité en ne sachant venir à bout des disfonctionnements et des abus de richesse patents et injustifiés. L’ébauche d’effondrement des places boursières de l’annee dernière à l’air de vouloir se concrétiser cette année avec cette fois un indice qui n’était pas là il y a un an: la hausse de l’or. C’est l’ultime signe de pessimisme. Si les taux souverains négatifs sont le reflet d’une tragédie à venir, ils n’en restent pas moins la croyance qu’une certaine finance subsistera après le crac. La valeur de l’or reflète rien de moins que le danger de capitulation totale du système mondial.

L’UE rajoute aux nuages noirs internationaux sa propre dépression politique. Ses institutions sont si alterées que l’organisation supranationale s’effiloche sûrement, et vraiment pas lentement. Le RU ne passera pas l’automne à Bruxelles. L’Italie n’est plus très loin de suivre le même chemin. Si la motion de censure demandée par Salvini est adoptée, des élections législatives auront lieu fin octobre. Les tentatives de magouilles parlementaristes de Renzi ne feront que reculer pour mieux sauter. C’est un faux espoir pour les europhiles et une nouvelle raison pour les italiens de détester leur classe politique. Les eurocrates ont creusé leur tombe, ont tiré un vin dégoutant aux saveurs de privilèges indus et d’enrichissement sans cause. Ils le boiront jusqu’à la lie.

Si la catastrophique situation mondiale ne sauve pas le peuple, elle le vengera au moins. Il n’a plus rien à perdre étant promis à un avenir de souffrance et de servitude. Autant renverser la table. La folie des ploutocrates s’en charge. La volonté insurrectionnelle des citoyens fait le reste. Plus personne ne sera heureux. Le bonheur se percevra à l’avenir comme une rêverie des trente glorieuses.

Frédéric Le Quer

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