Un autre scandale sexuel

Par vendredi 8 novembre 2019 Permalink 1

Alors que l’église catholique n’en fini pas de battre sa coulpe au point de se demander s’il reste un enfant de chœur en France qui n’a pas été sodomisé par son curé, un scandale sexuel dans le show biz défraie la chronique. Une adolescente devenue actrice qui déclama pendant 4 années chez un réalisateur le samedi après midi “le petit chat est mort”, aurait été abusée par ce dernier, sans pénétration apparemment mais il faudra demander à Bill Clinton expert en la matière. On se demande bien comment des parents dignes de ce nom peuvent laisser leur gamine aller régulièrement en tête à tête chez un homme adulte sans prévoir ce qui est susceptible d’arriver. Enfin, bref, la femme de 30 ans (c’est du Balzac!) devenue, semble-t-il aujourd’hui, une star française, décide de faire état des attouchements qu’elle aurait subis. Et là, d’un seul coup, sa parole est d’or. Aucune hésitation. La comédienne est sincère. Le #metoo est fait pour elle. La ministre de la justice l’encourage à porter plainte laissant entendre une peine exemplaire pour l’accusé. Brigitte Macron s’indigne bien qu’elle-même ne se soit pas gênée pour jouer les pygmalions et détourner un mineur. Faites ce que je dis, pas ce que je fais! Peut-être que le petit Manu n’eut pas eu cet air faux, hypocrite et calculateur s’il n’avait pas connu Brigitte… Mais revenons à nos moutons et constatons qu’avec cette affaire, il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Tout l’exécutif vent debout a déjà rendu son verdict sans même que le judiciaire n’ait eu à intervenir. C’est sûr, la justice va beaucoup plus vite comme ça. Le réalisateur est condamné sur la place publique à cause d’une seule accusation. Une seule pour quelqu’un de plus de 50 ans et c’est tout à fait différent de l’affaire Weinstein, prédateur sexuel, qui avait établi un système de recrutement des vedettes du genre, ou tu passes à la casserole chez Harvey ou tu ne feras jamais carrière dans le cinéma.

La question n’est pas ici de trancher le différend mais de constater encore une fois que l’émotion et l’esprit de classe remplacent la bonne politique, l’honnêteté intellectuelle, la présomption d’innocence. Peut-être en effet que cette jeune fille a souffert. Peut-être que le type est le dernier des salauds. Peut-être ou peut-être l’inverse. Pendant qu’on parle de ça on ne dit pas de mal de ce putain de gouvernement…

Frédéric Le Quer

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