Trump ne veut pas la guerre

Par vendredi 21 juin 2019 Permalink 5

Donald Trump ne veut pas faire la guerre. Quel fantastique président américain qui n’a pas besoin d’asperger le monde de sa testostérone! Il défend son pays en cherchant un terrain d’entente avec ses adversaires, en discutant, en marchandant, en menaçant, mais toujours en sachant raison garder. Ce n’est pas l’esprit munichois, c’est la sagesse d’un homme qui sait que l’Histoire est dure envers ceux qui se repaissent de sang. Les actes barbares et atroces d’une armée en campagne dont son prédécesseur Bush s’est délecté, ne terniront pas le mandat de Donald Trump. Les guerres économique et financière lui suffisent. Bien qu’elles soient terribles, elle font moins de victimes que les bombes.

L’aveuglement haineux des journalistes détestant le leader républicain est néanmoins consternant. Aujourd’hui encore, d’aucuns de s’indigner reprochant à l’américain d’avoir au dernier moment la main qui tremble! Tous ces vieux cons savent bien que ce n’est pas eux qu’on ira chercher pour combattre. Ils ne risquent pas leur peau, tous ces journalistes occidentaux, sous le feu ennemi. Pourquoi vouloir la mort de jeunes américains ou de jeunes iraniens? En fait nos médias ne veulent que haïr un homme qui leur déplaît. Et pour ça les voilà prêts à lui reprocher de ne pas faire résonner le son du canon. Comment s’en étonner puisqu’ils sont tous maintenant au service d’une ploutocratie que la guerre pourrait très bien arranger. C’est sur France Culture que ce matin ils parlaient de main qui tremble! Sur France Culture! Quelle honte!

Alors un peu de Prévert, ça compensera:

Barbara

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Laisser un commentaire ?