Troubles à New Delhi entre hindous et musulmans

Par mercredi 26 février 2020 Permalink 1

Les hindous pakistanais souffrent, à l’instar des autres minorités religieuses du pays, de fortes discriminations et de violences régulières. En Afghanistan, les persécutions religieuses (qui prennent la forme de la djizîa, une taxe religieuse imposée aux non-musulmans), le harcèlement et même les menaces continuelles d’enlèvements ont rendu insoutenables les conditions de vie des hindous et des sikhs aussi d’ailleurs. Au Bangladesh, les civils hindous, principale minorité religieuse du pays, ont été la cible de violences. Les jeunes filles mineures, notamment, seraient par exemple visées par des conversions forcées.

Ceci étant dit et c’était indispensable, en Inde, une Loi sur la Citoyenneté de 2019, appelée CAA, accorde un cheminement plus rapide vers la citoyenneté indienne aux personnes persécutés appartenant aux minorités spécifiques des hindous, sikhs, bouddhistes, jaïns, parsis et chrétiens d’Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, qui sont entrés en Inde au plus tard le 31 décembre 2014.

On voit que l’islam n’est pas cité puisque ce sont des gouvernements islamistes qui s’en prennent dans leur pays à tout ce qui n’est pas musulman. Cette loi heurte néanmoins les musulmans vivant en particulier dans les faubourgs de New Delhi qui organisent depuis décembre 2019 des manifestations contre ce qu’ils estiment être le racisme du gouvernement indien.

Le gouvernement indien est incontestablement nationaliste et il mène la politique pour laquelle l’ensemble de la population du sous continent l’a élu. Cela n’empêche pas la minorité musulmane pauvre certes comme toujours avec les “damnés de la terre” mais moins malheureuse qu’au Pakistan, qu’en Afghanistan ou qu’au Bangladesh, encore une fois de se victimiser et de fomenter des troubles qui deviennent ces jours derniers de plus en plus violents compte tenu depuis quelques jours de la réaction des hindous. 20 morts pour le moment dont un policier.

Voilà les faits et c’est ici qu’il faut ici apprécier la description totalement orientée de la situation faite par France Culture lors de la revue de presse internationale de ce matin. Le journaliste sans tenter la moindre explication en amont de la situation pleure d’abord la démolition de 2 mosquées des faubourgs de New Delhi et l’incendie de maisons et commerces. Puis d’expliquer que le feu aux poudres intracommunautaire vient du gouvernement et de ses “appels à la haine” qui créent, à dessein, “ce qu’il faut bien qualifier de pogrom”! Le journaliste ne mentionnera jamais pendant son intervention la route sciemment bloquée par les musulmans depuis 3 mois pour nuire à l’économie de la capitale indienne.

Le premier ministre indien qui vient de tweeter en appelant au calme, “la paix est au cœur de notre philosophie”, est dans le collimateur des médias publics français. Le journal de France 2 s’est distingué, il y a quelques jours, en critiquant longuement et laborieusement la manière trop somptuaire, d’après lui, avec laquelle il avait reçu Donald Trump! Mais peu importe en fait! Lorsqu’on n’a pas l’heur d’être un mondialiste immigrationniste, on s’attire les foudres de l’oligarchie et toutes les raisons sont bonnes.

Frédéric Le Quer

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