Trocadero Zemmour

Par lundi 28 mars 2022 Permalink

Trocadero Zemmour! Le meeting était formidable! Le ciel, le soleil et la foule. Une foule immense quelques soient les chiffres donnés. Lors du meeting de Fillon, par exemple, il y a 5 ans, ses supporteurs étaient au milieu de la place mais il n’y avait personne sur les trottoirs. Là, ça débordait de monde jusqu’aux avenues. Une superbe mise en scène aussi. Une sono d’enfer. Des témoignages vidéo passés sur écrans géants de personnes dont un proche est mort au cours d’un attentat islamiste et qui n’assénaient pas connement comme ceux qu’on voit à la télé “vous n’aurez pas ma haine” alternaient avec des intervenants se succédant pour préparer la venue d’Eric Zemmour. Vous connaissez ceux qui ont pris la parole, je n’insiste pas, ils étaient tous là. Il faut néanmoins pointer Nicolas Bay dont le laïus était bien ciblé, bien en osmose avec les préoccupations des gens qui étaient là. Excellent. Et puis Marion Maréchal dont la seule présence électrise visiblement la foule. J’étais le premier surpris de constater cet engouement véritable. Mais en fait, c’est normal, elle est jeune, elle est belle, elle est intelligente, elle est française!

C’est le moment que choisit une équipe de télévision de TF1 pour l’émission Quotidien (Quotidien était marqué en petit sur la caméra) pour se rapprocher de là où j’étais, i. e. près du début de l’avenue Kléber qui relie la place du Trocadero à la place de l’Etoile. Ils étaient 3: une journaliste, un cameraman, un preneur de son. Ces gens de Yann Barthès avaient une bien triste figure. Dépités certainement devant l’incontestable succès politique d’Eric Zemmour. Alors pour leur propagande journalière, ils ont eu l’idée en tenant la caméra très haut grâce à une perche de filmer sur sa longueur l’avenue Kléber de manière à éviter, à l’opposé, la masse de gens agglutinés et à montrer des badauds très dispersés.

-Mais filmez où il y a la scène, filmez la place!, leur dis-je un peu énervé quand même.

-On filme tout! Me répondit la journaliste pas très à l’aise, mais qui continua pour son cameraman:

-Lève plus haut!

Et puis un autre monsieur de venir rouge de colère:

-Mais vous filmez quoi? Dit-il

-Je viens de leur dire, intervins-je. C’est n’importe quoi!

Et le cameraman de me regarder d’un air de défi. Je ne sais plus ce que je lui sortis mais j’étais très en colère et autour de moi, forcément devant une telle mauvaise foi, les gens étaient de mon avis. Des gens qui n’étaient pas des militants. On étaient tous très loin de la scène. Pour vous donner une idée, on n’aurait strictement rien vu sans les écrans géants. Ces personnes avaient simplement conscience qu’Eric Zemmour avait quelque chose à dire. Ils venaient l’entendre et n’étaient pas près à cautionner la propagande malhonnête, il n’y a pas d’autres mots, de TF1. La scène eut pu tourner à la bagarre si la journaliste n’avait pas ordonné à ses deux sbires de partir. “C’est ça! Cassez-vous!” Et quand ils repassèrent devant nous, ils avaient amené du renfort au cas où… Ils étaient près d’une dizaine à la queuleuleu! Ils firent vite pour aller je ne sais où!

Enfin Eric Zemmour monta sur scène sous les applaudissements et avec les drapeaux français agités frénétiquement; c’est sûr, c’était pas comme chez Mélenchon avec les drapeaux algériens et palestiniens! On était en France, à Paris, et personne ne voulait devenir un étranger chez lui. Le discours fut excellent. Ce ne fut pas une intervention de premier ministre, un pensum programmatique dont on sait qu’une fois l’élection passée il ne reste rien. C’est une vision de la France qu’offrit le candidat à l’élection présidentielle. Et une magnifique vision. Je n’entendis pas le fameux “Macron assassin”, cri de quelques militants chauffés à blanc placés juste devant Zemmour et dont on fait honteusement des tonnes. Non, mais j’entendis une ode à l’assimilation qu’un vrai antiraciste, pas un indigéniste, pas un adepte du wokisme, pas un racialiste, non un antiraciste sincère aurait pu reprendre mot pour mot. Yes we can avec les étrangers de bonne volonté. Et quant aux autres, repartez!

Et puis ce fut la fin du discours, une fin à donner des frissons… comme d’habitude avec Zemmour. Mais on ne s’en lasse pas. On est galvanisé. On croit au père Noel. Si ça pouvait être vrai.

Frédéric Le Quer

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