Trafic de drogue au métro Marcadet-Poissonniers

Par mardi 16 janvier 2018 Permalink 5

Une chaîne de télévision, BFM Paris, proposait hier un reportage dans la station de métro Marcadet-Poissonniers. Celui-ci était assez invraisemblable par le laisser-faire et l’incurie des pouvoirs publics qu’il donnait à montrer en filigrane. Dealers de drogue et toxicomanes ont pris possession de l’endroit devenu une espèce d’îlot Chalon en modèle réduit, ancien quartier de la gare de Lyon célèbre dans les années 80 pour ses trafics de drogue dure. Les vendeurs de drogue ont transformé les quais du métro en supérette des stupéfiants et les drogués inhalent leur crack, se piquent, sniffent de la cocaïne assis sur les petites chaises individuelles installées contre les murs par la RATP théoriquement utiles aux voyageurs. Ces derniers, ceux qui osent encore descendre dans cet enfer moderne, regardent du coin de l’œil le business des trafiquants et les shoots des toxicos. Ils font bien sur mine de rien. Les rixes sont nombreuses et cette fange est particulièrement dangereuse. Les blacks qui se livrent à ces horreurs n’ont probablement rien à perdre et un regard de travers pourrait les mettre en rage. Aucun policier, tous occupés à mettre des PV en surface, ne viendra jamais protéger le voyageur qui aura provoqué le courroux des voyous.

Résultat: les conducteurs de métro évitent parfois de s’arrêter à Marcadet-Poissonniers ou même aux stations alentours plus ou moins dans la même situation, et continuent leur chemin tant ils ont peur de la faune qui s’y trouve. Interrogée par l’AFP, la Ratp a reconnu que cette situation a « un impact sur le sentiment de sécurité des voyageurs et du personnel ». Non, pas possible?

Ceci est déjà arrivé dans le passé. Vers 1991 une bande de dealers avaient pris possession de la station Oberkampf avant d’en être définitivement chassée. Actuellement la situation est presque ignorée. La presse n’en parle quasiment pas (à ma connaissance juste BFM Paris et 20 minutes). Anne Hidalgo aux prises avec les vélib n’est pas intéressée par ce qui ce passe sous terre! Valérie Pécresse semble vouloir discourir avec les associations d’usagers sans doute un préalable avant l’organisation d’un comité Théodule!

Personnellement bien qu’on ne m’ait rien demandé, j’ai une petite idée pour résoudre le problème: on fait descendre une compagnie de CRS qui tabasse et interpelle tout ce beau monde et au bout de 2 ou 3 fois, gageons que le métro aura retrouvé son calme! Nos responsables politiques seraient-ils des incapables?

Frédéric Le Quer