Théo Tobiasse (1927-2012)

Par dimanche 20 octobre 2019 Permalink 1

Quand on dit Théo Tobiasse, on pense aussi souvent à son aîné Marc Chagall. Juifs ashkénazes tous les deux, le premier est d’origine lituanienne pendant que le second est d’origine biélorusse (500 km de frontières séparent les deux pays). L’exil, la religion, la poésie des œuvres due à une certaine nostalgie, la femme, la France, aussi, sont d’autres points communs aux deux artistes.

En 1961 Théo Tobiasse remporte le prix de la jeune peinture méditerranéenne. La côte d’azur ne l’oubliera jamais, commémorant le 90e anniversaire de sa naissance à Vallauris, à St Paul de Vence et au Cannet, ville où il a décoré la chapelle St Sauveur sur le thème de “La vie est une fête”. L’artiste resté toute sa vie fidèle à sa région d’adoption a néanmoins eu une carrière internationale exposant dès les années 60 à New York, tiens avec Chagall, un autre point commun, Venise, Jérusalem, Londres, Prague, Los Angeles… et bien sûr Paris. L’homme, ami de César ou Arman est stylistiquement très indépendant. Pluridisciplinaire – peinture, gravure, vitraux, céramique -, ses travaux se caractérisent par un surréalisme, non pas semblable à Dali, mais pour ainsi dire, primitif.

Quelques années après sa mort Tobiasse continue à bien se vendre. Deux exemples avec en une une technique mixte sur papier intitulée “Errante nostalgie” s’échange le 13 juillet 2013 aux Baux de Provence chez Holz-Artles contre 8400 €. Ci-dessous, une gouache, “La femme, l’enfant et la pomme”, 65 x 49 cm, fit chez Blanchet & Associés à Drouot en mai 2017, 4 410 €.

Pour une huile sur toile de Tobiasse, il faudra évidemment compter beaucoup plus cher…

Frédéric Le Quer

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