Taxe carbone, le retour

Par mercredi 13 février 2019 Permalink 5

L’histoire de la taxe carbone recommence à les chatouiller.

France Culture, ce matin, a gratifié ses auditeurs d’un édifiant reportage concernant les achats de fringues. Un micro trottoir devant un temple de la consommation de masse montrait que les affreux des classes moyennes se foutaient complètement de l’empreinte écologique de leurs vêtements du moment qu’ils les payaient pas cher. Ces idiots peut-être même des salauds, ne voyaient même pas que ce qu’ils achetaient venait de Chine. Ah! Les français, décidément des inconséquents irrespectueux de l’environnement sans soucis des générations futures! Mais heureusement, la radio consciente de son devoir d’instruction des classes populaires, s’empressait ensuite d’interroger une vendeuse de chez LVMH, oui, oui, je ne blague pas, qui nous révélait comme sa belle entreprise était concernée par l’environnement et que ses articles ne venaient pas de loin. C’était du Marie Antoinette à la sauce du XXIe siècle. Si vous avez pas de pain, mangez de la brioche! Bande de ploucs qu’est ce que vous faites à acheter des trucs pour trois fois rien qui finiront par empoisonner même les gentils ploutocrates (oxymore, je sais…) au lieu de mettre le prix dans quelque chose d’écoresponsable. Alors, un peu honteux, j’ai ouvert internet et mon porte-monnaie pour voir ce que je pouvais bien acheter chez LVMH au regard de la mitraille qui y était. Un boule en travers de la gorge et des larmes de désespoir furent la réponse physiologique à l’évidence qui me sauta aux yeux: rien.

Le même reportage me proposa alors d’aller chez Emaus où il y avait soi-disant de belles choses recyclées. Je me suis dit “j’en suis pas là” et j’éteignis la radio qui décidément me prenait pour un con.

Franchement, le mieux concernant la taxe carbone, c’est encore que j’aille samedi avec les Gilets Jaunes mettre un beau bordel partout dans les rues.

Frédéric Le Quer