Tamara de Lempicka (1898-1980)

Par dimanche 29 avril 2018 Permalink 1

L’art déco est depuis quarante ans revenu à la mode! La cote de l’icone de cette période dans le domaine pictural, Tamara de Lempicka, atteint maintenant des sommets à plusieurs millions d’euros. Elle a pourtant été complètement oubliée après guerre…

C’est dans le Paris des années 20 que cette fille de l’est de l’Europe va apprendre son art avec pour professeur Maurice Denis et André Lhote. De cet enseignement va sortir cette subtile alchimie qui plait tant (à l’époque aussi elle était bien prisée), faite de portraits de femmes modernes emprunts d’un cubisme accentuant leur air androgyne, un peu hommasse correspondant aux penchants sexuels de l’artiste marié, divorcé, remarié, bisexuelle. La carrière de Tamara de Lempicka bien lancée en France se poursuit aux Etats-Unis et à travers le monde. Les années 50 la voit essayer de changer de style pour ne pas “être distanciée par son époque” dixit Alain Blondel auteur du catalogue raisonné de son oeuvre. ça ne marchera pas…

Aujourd’hui, rien de ce qui vient de Tamara de Lempicka n’est négligé par les amateurs et par voie de conséquence le marché de l’art (à moins que le rapport de cause à effet soit l’inverse…). La France se contente de voir passer les peintures mineures, les dessins et les multiples, le reste se négociant principalement à New York. L’aquatinte, en une, au graphisme typique de l’artiste, tirée à 100 exemplaires réalisée vers 1933, 62,5 x 40 cm, se négocia à Drouot chez Ader svv le 24 mai 2013, 37 176 €. Un exemple ci-dessous concernant la courte période d’abstraction de Tamara de Lempicka: l’huile sur toile, 87 x 107 cm, fit chez Drouot Estimations ovv, le 31 mai 2017, 74 400 €.SAM_6933

Finissons les exemples de prix par un dessin au crayon, ci-dessous, 19,5 x 13,5 cm, nu au tabouret vers 1926, vendu chez Millon ovv, à Drouot, le 21 mars 2018, 10140 €.SAM_6932

Frédéric Le Quer