Suède

Par vendredi 7 septembre 2018 Permalink 4

En Suède, le produit intérieur brut par habitant est 33% plus élevé qu’en France. Le taux de chômage de 6% reste dans des normes acceptables. Le modèle social fait du pays scandinave un état providence qui sert d’exemple au monde entier. La répartition des revenus est 20% moins inégalitaire qu’en France. Le taux de croissance est de 2,4% avec des comptes publics excédentaires (très différent avec le fait de faire de la croissance avec des comptes publics déficitaires comme en France!). La dette publique n’est donc que de 36% du PIB.

Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes si les gouvernements successifs depuis 30 ans ne s’étaient entichés de diversité en prônant une politique d’immigration massive et n’avaient fait évoluer la population extra européenne de 2 à 15 % de la population globale avec une accélération au moment de l’ouverture en grand des frontières voulue en Allemagne par Angela Merkel, il y a trois ans. Du coup, le citoyen suédois a du mal à reconnaître son pays. Le taux de criminalité des allogènes bien supérieur à celui des indigènes désempare les autorités. La police se disant dépassé par un nouveau type de criminels, le premier ministre social démocrate, Stefan Löfven, parle de déployer l’armée pour maintenir la sécurité dans un pays qui était l’un des plus sûrs du monde. Evidemment aussi les chiffres de la délinquance annoncés par le gouvernement sont manipulés à la baisse. Mais là comme ailleurs le réel rattrape la bien pensance et le citoyen suédois en a assez. En août dernier, par exemple, durant une nuit agitée, plus de cent voitures ont été brûlées par des groupes ethniques. Le premier ministre a beau tenté d’expliquer aux incendiaires, “vous détruisez vos propres chances, vos parents et vos quartiers”, rien n’y fait.

Alors la raison de la sociale démocratie suédoise n’ayant pas l’heur d’impacter les cerveaux de la diversité, les électeurs ont l’occasion ce dimanche pour les législatives de montrer leur mécontentement en votant pour un parti, les Démocrates de Suède, anti immigration et anti européen. Les sondages prévoient qu’environ 20% des suffrages iraient vers lui ce qui en ferait le premier parti du pays. Peu de chance, toutefois, de le voir au pouvoir puisque ses adversaires vont se coaliser pour lui barrer la route.

Le problème suédois est un cas d’école et prouve que le vote populiste n’a pas grand rapport avec les conditions économiques mais à en revanche tout à voir avec la situation sécuritaire et culturelle d’un environnement dégradé – https://politiqart.com/le-vote-populiste-une-question-dhonneur/ –

L’Union Européenne a peur des résultats en Suède. Encore une fois sa politique mondialiste mettant sur un même plan la libre circulation des marchandises et la libre circulation des individus se voit mise à mal par une opinion publique qui en subit les conséquences. Les suédois gens naturellement centristes basculent doucement mais surement vers le besoin d’un état plus répressif et plus souverain pour reprendre en main leur situation. Difficile de leur en tenir rigueur puisqu’il y va de leur identité nationale! Là encore l’Union Européenne et ses aficionados, loin de garantir la paix créent les conditions de la guerre civile emportés qu’ils sont par leur idéologie de l’argent qui n’est pas celle de citoyens arrimés eux à leur histoire et leur mode de vie.

Frédéric Le Quer