Steve, une autre occasion

Par samedi 3 août 2019 Permalink 4

Le jour de tous les dangers des hommages à Steve est venu. Partout en France, black blocs, gilets jaunes, teufeurs et citoyens de tout poil vont se rassembler. C’est une nouvelle fois l’occasion de s’en prendre au gouvernement et à Emmanuel Macron. Bon prétexte puisque le jeune homme mort est le dernier symbole en date de violences policières encouragées par Christophe Castaner qui donne le ton de la répression. L’état s’en prend aux révoltés et par extension à tous ceux qui se rassemblent sur la voie publique ne respectant pas les consignes préfectorales le petit doigt sur la couture du pantalon (je ne parle pas des banlieues qui ont le droit de faire ce qu’elles veulent!). Il n’y a plus guère de limite. Tout un arsenal plus ou moins arbitraire et de plus en plus restrictif est utilisé par les dirigeants français se targuant d’une légitimité démocratique suspecte pour casser de l’opposant politique. Mais la désobéissance au pouvoir prend chaque jour des formes variées qui s’adaptent aux mesures venues d’en haut pour l’étouffer. Cela a commencé il y a 9 mois par des cortèges se dirigeant vers l’Elysée et des entraves à la circulation sur les ronds points. Puis, des émeutes se sont concentrées sur les Champs Elysées. D’autres lieux de pouvoir comme celui attribué au porte-parole du gouvernement, prêtèrent le flan à des attaques. Les médias furent aussi dans le collimateur. Puis les centres villes en province servirent de symboles à la contestation avant que celle-ci ne soit recluse en périphérie. Le calendrier offre aussi des dates clés comme le premier mai dernier qui montra toute la vigueur des révoltés. Maintenant ce sont les permanences des parlementaires, ces fameuses permanences qui servent aux élus à accroître leur patrimoine immobilier au frais de l’état, qui sont régulièrement saccagées. Et voilà le décès de Steve dans des conditions plus que suspectes mais niées obstinément par le pouvoir qui lui aussi sert les contestataires, leur permettant de se dresser face au régime de plus en plus isolé, reclus dans ses retranchements mais continuant à imposer sa volonté aveuglément comme par exemple en augmentant systématiquement les dépense contraintes au caractère donc obligatoire pour le citoyen qui doit chaque jour se battre pour vivre avec ce qui lui reste.

Les chefs politiques auront beau faire, la population à bout trouvera toujours le moyen de montrer son mécontentement. Tout est dorénavant prétexte au combat résultant de l’oppression financière sur les classes laborieuses qui n’en finit pas.

Frédéric Le Quer

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