Steve Bannon vient changer la donne en Europe

Par mercredi 25 juillet 2018 Permalink 4

L’américain Steve Bannon se proclame populiste de droite. Il faut comprendre par là qu’il est libéral dans un cadre national. Il croit aux frontières et il  croit en la libre entreprise dans un espace géographique circonscrit au pays. Les relations internationales prennent ensuite le relais avec la mise en exergue des rapports entre chefs d’état et des droits de douane. La mondialisation laisse alors la place au souverainisme. Emmanuel Macron y voit “la lèpre qui monte”, expression utilisée à propos du nouveau gouvernement italien. Pourtant le souverainisme est le meilleur vecteur vers la démocratie. Si la mondialisation actuelle respecte les formes de la démocratie avec en particulier le suffrage universel, des instances supranationales, décideurs autoproclamés, pilotent largement la société vers laquelle nous allons. Les peuples n’ont jamais leur mot à dire sur les accords de libre échange passés à l’échelle planétaire tout comme sur les migrations sud-nord, voulus par des gens comme George Soros et mises en application par des gens comme Merkel.

Steve Bannon est donc venu hier sur le vieux continent pour lancer de Bruxelles sa plateforme de recherche et de communication “The Movement” afin de mener la “révolte des populistes européens de droite”. Il s’attaque ainsi frontalement aux ambitions de George Soros qui, à coup de milliards, se sert de l’Union Européenne comme cheval de Troie de la mondialisation débridée. La bataille des idées va se dérouler en Europe. Même si les rapports entre Trump et Banon sont tendus, ils véhiculent les mêmes projets. Le président américain n’assoira véritablement son leadership que si l’UE revoie radicalement sa conception du monde quitte d’ailleurs à disparaître. C’est ce à quoi va s’employer Steeve Banon.

On voit qu’à partir de maintenant le conflit idéologique se situe uniquement à droite entre libéraux mondialistes souhaitant ramener l’état à la portion congrue et ainsi faire de la planète leur champ de bataille économique et libéraux souverainistes souhaitant se servir de l’état pour favoriser la libre entreprise dans un cadre national. La gauche s’est perdue dans son immigrationnisme et est devenue l’allié objectif des mondialistes dont la conception du monde en éloignant les citoyens des centres de décision est forcément antidémocratique. Dans ces conditions, elle n’a pratiquement plus aucune audience en France où une offre politique majeure manque cependant avec un souverainisme de gauche promouvant le respect des droits sociaux pour les citoyens à l’intérieur de frontières bien circonscrites. Marine Le Pen s’y est essayée avec Philippot mais elle a dorénavant rallié Steve Bannon. Un trou énorme existe donc actuellement dans le paysage politique français. La nature ayant horreur du vide il faudra bien qu’il soit comblé. En attendant un point commun rassemble les souverainistes de droite comme de gauche: le refus de la disparition de l’identité culturelle de l’Europe.

Frédéric Le Quer