Seine-Saint-Denis

Par jeudi 31 octobre 2019 Permalink 1

Le gouvernement se porte au chevet de la Seine-Saint-Denis. Ce département largement composé de nos “chances pour la France” semble curieusement si en difficulté qu’il faille offrir une prime de 10 000 € à tout fonctionnaire qui voudra bien rester y travailler au moins 5 ans.

Il faut dire qu’au niveau sanitaire, le suivi de certaines pathologies telles que la tuberculose — dont le taux d’incidence en Seine-Saint-Denis est le plus élevé des départements métropolitains — montre que la situation épidémiologique est détestable.

Le taux d’échec scolaire est en Seine-Saint-Denis le plus élevé de la république. D’après un alarmant rapport du sénat, il y a deux fois plus d’élèves redoublants en Seine-Saint-Denis que dans le reste du pays. En 6e, seulement 36 % des élèves maîtrisent les bases (compter, écrire, etc.) contre 66 % dans le reste de la France et ce malgré un taux d’encadrement jamais atteint de plus de 5,9 emplois pour cent élèves (chiffres du ministère de l’éducation).

Le département est aussi l’un des plus touchés par les violences conjugales. Elles sont déjà environ 4 000 femmes à avoir déposé plainte depuis le début de l’année. La justice est littéralement débordée par le nombre de dossiers.

Si Saint Denis est devenu un supermarché de la drogue ouvert 24h/24 et 7j/7, le reste du département n’est guère mieux loti au point de voir récemment à Sevran des enseignants fuir leur logement de fonction à cause du trafic de drogue. Pas sûr qu’on les reprenne à s’aventurer dans le département malgré les mesures annoncées par Edouard Philippe.

Au niveau de la délinquance, la Seine-Saint-Denis est le département le moins sûr de France métropolitaine rapporté aux nombres d’habitants avec 142 255 crimes, délits et actes de délinquance.

Un rapport parlementaire de l’année dernière, des rapports sur la Seine-Saint-Denis fleurissent tous les ans sans qu’ils ne changent quoique ce soit, constatait un état “inégalitaire”, “inadapté” et qui “recule”. Des députés s’alarmaient d’une “République en échec” dans ce département qui cumule les difficultés, appelant à un “sursaut”…

En fait la Seine-Saint-Denis débordée par une immigration venue du monde entier est un département où rien ne va. Les clandestins représenteraient près de 20% de la population. Parmi les 36 communes de France métropolitaine comptant plus de 10.000 habitants et dont plus de 30 % de la population est d’origine étrangère, 15 sont situées en Seine-Saint-Denis. Sans statistiques ethniques, il est impossible d’y appréhender objectivement la situation mais comme ça, à vu de nez, je dirai que pour commencer à régler quelques difficultés il faudrait probablement renvoyer un bon tiers des habitants dans son pays d’origine. L’état ne le fera jamais. La Seine-Saint-Denis sera le premier pan du territoire national à se séparer de la république française.

Frédéric Le Quer

En une la basilique de Saint Denis et la maison d’éducation de la légion d’honneur

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