Salzbourg, Mozart, Salvini et Macron

Par jeudi 20 septembre 2018 Permalink 3

Malgré les efforts diplomatiques de Sebastian Kurtz dont le pays, l’Autriche, préside l’Union Européenne jusqu’à la fin de l’année, jamais les européens ne se sont montrés aussi divisés. Si les bras de fer avec le Royaume Uni sont monnaie courante, le dîner d’hier à Salzbourg a encore montré que la zizanie régnait en maître sur le sujet des migrants. L’enjeu n’est rien moins que l’acceptation ou le refus de l’envahissement du vieux continent par les africains et l’idéologie de l’islam.

Les immigrationnistes, France et Allemagne en tête, veulent renforcer Frontex, l’espèce de douane à l’échelle de l’UE. Cela pourrait sembler louable si ces pays ne faisaient preuve de duplicité en cherchant à se servir d’un organe supra national qui montre tous les jours son inconsistance, pour soi-disant protéger les nations. Celles qui sont dirigées par des souverainistes se refusent à tomber dans le piège comptant plus sur elles-mêmes pour juguler l’invasion que sur l’UE. Et elles y parviennent, c’est important de le souligner. Leur rejet des quotas de migrants pourrait paraître égoïste vis à vis des autres pays mais le flot intarissable d’entrants fait que ce n’est pas parce que ces pays en accepteraient des milliers que les autres en auraient moins! Les pays souverains, Hongrie et Italie en tête, démontrent actuellement qu’il n’y a rien d’inéluctable à l’invasion migratoire. Loin des cotes européennes, l’Australie l’a prouvé depuis longtemps. La fermeté vis à vis des propositions machiavéliques des mondialistes perdant comme Macron leur sang froid face à l’opposition, est la solution pour tous les européens qui veulent rester ce qu’ils sont et non pas subir ce changement de civilisation recherché.

La musique de Mozart n’a donc pas adouci les mœurs à Salzbourg pour une raison simple: aucun compromis n’est possible. Ou les pays se transforment avec l’immigration ou ils la combattent pour rester ce qu’ils sont. Si pour la France le choix n’existe plus vraiment, ailleurs il est on ne peut plus d’actualité. L’Union Européenne va donc finir par se scinder.

Frédéric Le Quer