Riopelle, Jean-Paul (1923-2002)

Par dimanche 22 septembre 2019 Permalink 1

La générosité du geste et de la matière dans l’art de Jean-Paul Riopelle saute aux yeux. “Tous ses tableaux sont de grandes surfaces entièrement recouvertes à craquer de forts empâtements posés comme à cru et à vif, et traversées parfois par de grandes coulées ou traînées en diagonales qui organisent un rythme élémentaire”. Le critique d’art Charles Etienne s’exprimait ainsi en 1953 à propos du “bûcheron canadien” comme le surnommait André Breton. Natif de Montréal, Riopelle s’installe en France en 1947 non sans avoir découvert pendant la guerre à New York les travaux dans le domaine de l’abstraction de Willem de Kooning et de Jackson Pollock. L’abstraction lyrique est dorénavant reconnue à l’égal de l’abstraction géométrique. Riopelle s’oriente plus précisément vers le all over américain et recouvre l’ensemble de sa toile de la matière directement sortie du tube, déposée au couteau en couches successives pour des effets de couleur et de relief sans perspective aucune. Mentionnons aussi sa vie de couple avec l’artiste américaine Joan Mitchell dont les travaux sont davantage dans la légèreté, le mouvement, l’élan… Une exposition organisée cette année par Hélène et Edouard Leclerc à Landernau a rassemblé quelques unes de leurs œuvres.

Jeau-Paul Riopelle est une grande célébrité au Canada et lorsqu’il décède au Québec des obsèques nationales sont organisées.

Aujourd’hui, le peintre sur le marché de l’art, c’est avant tout des prix fous tel ce “Vent du nord”, en une, vendu 7,4 millions de $ chez Heffel à Toronto le 24 mai 2017. L’oeuvre ci-dessous appelée Mougins, de 1962 73,3 x 100 cm était proposé par Deauville tradart le 22 aout 2014 entre 100 et 120 mille € mais curieusement ne semble pas avoir trouvé preneur.

Finissons par un ésultat de 234 000 € pour REPAIRE, 1957, une huile sur toile signée en bas à droite, 64,9 x 81,3 cm vendue par Digard Auction à Drouot, le 19 mars 2018.

Frédéric Le Quer

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