République exemplaire

Par jeudi 9 août 2018 Permalink 1

La république exemplaire tant vantée par le candidat Macron n’est, depuis le début, qu’un argument de communication, qu’un argument de campagne sans aucune base solide, sans la moindre volonté d’y parvenir. Sa levée de fonds hors norme en disait déjà long… Les français ont la mémoire courte, mais souvenons nous néanmoins!

-L’affaire Ferrand avec ses combines aux Mutuelles de Bretagne opportunément classée par le procureur.

-L’affaire de Sarnez sous le coup d’une enquête pour abus de confiance dans un dossier d’emplois fictifs et qui embarque avec elle Bayrou.

-L’affaire des députés LREM qui embauchent les progénitures d’autres députés LREM histoire que tout reste bien en famille.

-L’affaire du vol Tokyo – Paris du premier ministre qui coûte 350 000 €.

-L’affaire Kohler ( https://politiqart.com/affaire-kohler-et-pantouflage/ ) qui apparaît en mai et se confirme en août lorsqu’il semble que ce monsieur en tant que directeur de cabinet adjoint du Ministre des Finances, directeur de cabinet du Ministre des Finances, puis secrétaire général de la Présidence de la République a profité de ces fonctions pendant des années pour défendre les intérêts de MSC groupe multinational appartenant à sa famille peut-être, l’enquête le dira, au mépris des intérêts de l’état qu’il était sensé servir.

-Evidemment l’affaire Benalla et cette police parallèle mise en place à L’Elysée.

-L’affaire du préfet de police qui sous serment dans l’affaire Benalla parle de ce dernier comme un simple personnage connu et qui apparaît maintenant être devenu le “cher ami” du haut fonctionnaire.

-L’affaire Marlène Schiappa, secrétaire d’état à l’égalité homme femme, secteur où il y a tant à faire, qui trouve non seulement le temps d’écrire un livre mais en plus de le promouvoir avec les deniers de son ministère.

Ces quelques exemples non exhaustifs montrent à quel point le régime se fourvoie en glissant d’une déclaration d’intention mettant en exergue la volonté d’une république exemplaire à, au niveau du réel, du réel, il n’y a que ça qui compte, vers absolument tout le contraire, i. e. une république de coquins et de vilains. Tous ces cas, à part ceux de Michel Delpuech et de l’affaire Benalla, ont directement un point commun, l’argent, la volonté de s’en mettre plein les poches à tout prix sur le dos de l’état, prendre le maximum tant qu’on peut le plus vite possible.

Rien n’est exemplaire, tout est absolument scandaleux sous la présidence Macron qui entre sa vaisselle élyséenne et ses fastueux travaux à Brégançon montre qu’il n’est pas le dernier à se servir.

Frédéric Le Quer