Renonciation souhaitée du pape François

Par jeudi 19 août 2021 Permalink 1

Le pape François a en commun avec Emmanuel Macron la grande animosité que lui réserve le peuple. D’une certaine manière, ils sont arrivés tous les deux par traîtrise, l’un envers Benoit XVI avec qui les relations au Vatican restent détestables, l’autre envers François Hollande. Et tous les deux sont clairement accusés par leurs opposants de faire sombrer l’un l’Église, l’autre la France. Le progressisme est le nom qu’ils ont eux-mêmes choisi pour faire table rase du passé. Ils veulent marcher avec ce qu’ils croient être leur temps. Mais leur peuple des origines est réactionnaire et ils marchent seul.

François séduit les non croyants et révulsent ses ouailles. Il fait preuve d’empathie pour le monde entier ignorant des besoins spirituels des chrétiens en pleine déshérence culturelle. Les autres sont sa grande affaire, ceux qui viennent du monde islamique surtout. Il les choie, oublieux de ses fidèles qui se sentent souvent abandonnés par Rome. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à ne plus le reconnaître comme guide. En une autre époque les catholiques vivraient un schisme capital, aujourd’hui les chiens aboient et la caravane des croyants passe, effrayée mais stoïque.

François exaspère avec son attitude marquée par un comportement de personne bien pensante dominée par le politiquement correct. Personne n’a besoin d’un pape pour relayer les positions des médias sur le monde. Bien sûr, il reste en retard sur la génétique et la libération sexuelle. Mais les vraies inquiétudes sont culturelles voire cultuelles. Les catholiques existeront-ils encore dans quelques décennies? Les racines judéo-chrétiennes de l’Europe font-elles encore sens? François qui devrait être le passeur de la mémoire de deux mille ans d’histoire occidentale, s’en désintéresse et dédaigne ceux qui croyaient venir de quelque part et pouvoir transmettre ce qu’ils sont. Le pape se place dans la postmodernité substituant au culte de dieu celui du présent. Tout pourtant devrait le pousser à rester profondément enraciné.

Alors, les propos du Père Hamel égorgé alors qu’il célébrait l’Eucharistie “va-t-en, Satan”, viennent à l’esprit. Mais c’est vrai, les jésuites ne croient plus en Satan qui n’est qu’un symbole…

Frédéric Le Quer

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