Renault

Par vendredi 29 mai 2020 Permalink 1

Au premier semestre 2017, ce n’est pas il y a 100 ans, il y a 3 ans seulement, l’alliance Renault Nissan Mitsubishi s’était, sous l’égide de Carlos Ghosn, hissée en tête des ventes mondiales devant Volkswagen et Toyota. Renault était à cette époque qualifié par le magazine Forbes de “vaisseau amiral”! “L’émergence” et “l’insolente réussite”, je reprends les termes de Forbes, de l’alliance était l’objet de l’admiration de la planète business. Plus rien n’était impossible au plus grand constructeur automobile français.

Aujourd’hui Renault quémande 5 milliards d’euros à l’état. Ses ambitions ne sont plus d’être le premier mais simplement d’être rentable après ses pertes de 2019, pertes qui n’ont pas empêché l’entreprise de proposer un dividende à ses actionnaires de 1,10 € par action. 5000 postes vont être supprimés en France.

Les faits sont si incroyables et incompréhensibles que nulle part la mise en perspective entre un passé glorieux et très récent et un présent honteux n’est faite. Entre temps Carlos Ghosn a eu les ennuis qu’on connait. “Un seul être vous manque et tout est dépeuplé”! Une vraie descente aux enfers.

On s’aperçoit encore une fois que les actionnaires pillent l’entreprise dont ils sont les propriétaires. L’avenir ne les intéresse jamais, c’est “prends l’oseille et tire toi!”. Au lieu d’être des fourmis les dirigeants de Renault se sont montrés des cigales. Bruno Lemaire annonce la possible mort de Renault pour rendre le contribuable docile. En fait les amis du ministre demandent toujours plus de retour sur investissement quoiqu’il en coûte aux salariés et aux citoyens puisque si les gains sont toujours privatisés les pertes sont systématiquement nationalisées.

Frédéric Le Quer

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