Renaud Camus

Par samedi 28 novembre 2020 Permalink 1

La 17e chambre correctionnelle de Paris spécialisée dans les affaires de presse accueillait cette semaine le énième procès à l’encontre de Renaud Camus, pour haine, injure raciale, ce que l’incriminé traduit par résistance au génocide des français de souche. L’homme qui a théorisé la notion la plus importante jusque là du XXIe siècle, soit celle du grand remplacement, admise d’ailleurs, d’après les bruits de couloir de l’Elysée, par le chef de l’état lui-même, est non seulement persona non grata dans tous les médias et chez tous les éditeurs mais est aussi poursuivi à la moindre de ses réactions. La dernière qui lui vaut de comparaître, est dorénavant appelée le “tweet banquise” qu’il qualifie de plaisanterie bien moins choquante que les caricatures de Charlie Hebdo. Jugez plutôt: “Une boîte de préservatifs offerte en Afrique c’est trois noyés en moins en Méditerranée, cent mille euros d’économie pour la Caf, deux cellules de prisons libérées et trois centimètres de banquise préservée.”

Si l’on évoque la pensée de l’intellectuel, il ressort que celui-ci se veut écologiste et estime qu’aucune politique écologique ne peut se concevoir sans la décroissance démographique, nonobstant une certaine décroissance économique. L’explosion des naissances en Afrique conduit à la surpopulation mondiale qui correspond au choix de la quantité contre la qualité, choix fait en France qui même sans immigration serait actuellement plus peuplée que jamais. “Un monde sans vide” guette l’Europe empêchant ainsi “toute transcendance”, “toute spiritualité” avec comme corollaire une croissance industrielle catastrophique.

L’ensemble des autres espèces sur terre n’en peuvent plus de l’homme.

Renaud Camus développe une contestation radicale du pouvoir qu’il qualifie de remplaciste et génocidaire. Il accuse les juges et les journalistes d’y tenir une place prépondérante et constate l’extrême sévérité de la justice à l’encontre des identitaires, lui-même, par exemple étant à chaque fois condamné! Et de faire le parallèle avec la disproportion dans la sanction qui existe en faveur de la “puissance occupante, normale dans un régime de collaboration”.

Pour Renaud Camus, les peuples ne sont pas interchangeables. Si il n’y a pas assez d’espagnols, ce n’est pas en installant des marocains ou des maliens à leur place que se reconstruira l’Espagne. Avec le grand remplacement, c’est donc un changement de civilisation qui est en cours.

A la fin du procès dû au tweet banquise, le procureur a requis 4 mois de prison avec sursis et 5000 € d’amendes (Camus est déjà sous le coup d’une condamnation avec sursis et pourrait donc faire de la prison). Les diverses associations antiracistes ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d’€ de dommages et frais. Jugement le 10 février 2021.

Frédéric Le Quer

 

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