Renaissance de l’Europe

Par mardi 5 mars 2019 Permalink 1

La Renaissance de l’Europe par Emmanuel Macron pourrait faire sourire. En effet sans même chercher à lire le contenu de son texte, on s’aperçoit en le visualisant qu’il est juste signé Emmanuel Macron sans référence au fait qu’il soit président de la république française, comme si son nom seul était un symbole de vertu européiste, comme si lui seul surtout pouvait se faire le parangon de l’Union Européenne. Pas certains que les électeurs étrangers est envie de voter pour une liste labellisée Macron… Cette arrogance n’aidera pas les français à être mieux considérés par les étrangers! Beaucoup lèveront les yeux au ciel!

Après cette considération qui en dit long sur la prétention de l’individu, le fond de la diatribe est du même bois. Moi ou le chaos, l’homme providentiel, l’homme qui tombe à pic, le sauveur sont les expressions qui viennent à l’esprit. Il aborde tous les sujets et se moque bien de l’exemple que la France donne dans chacun d’entre eux. Comme tout politicien, il est gonflé. L’impression qu’il se sert de la crise européenne pour se donner une envergure internationale est prégnante. C’est l’occasion de jouer le Napoléon aux petit pieds. Le discours est même parfois orwellien quand pour maintenir les libertés, il énonce un tas d’interdits à mettre en place! Bref cette histoire de lettre aux européens est assez scabreuse. Alors on se demande quel pouvoir il a vraiment à part celui de faire des phrases. Englué dans son paradigme pan européen et sa monnaie unique, il ne peut que représenter une vision du monde où la France est ballottée par des vents qui la dépasse puisqu’il lui refuse d’être souveraine. Emmanuel Macron n’a plus de projet pour la France. Son discours n’entraîne plus l’adhésion si il ne l’a jamais entraînée d’ailleurs. N’acceptant pas d’avoir été élu par défaut, son audace le porte à croire en une renommée internationale. Comment prendrai-je une lettre d’Angela Merkel qui m’expliquerait ce que doit être mon avenir?

Notre chef d’état nous fait encore vivre un moment surréaliste. Sa croyance d’être dans le camp du bien est en train de le rendre fou. Les prochaines élections européennes se chargeront de lui remettre les pieds sur terre ou tout ça finira à l’asile…

Frédéric Le Quer