Rembrandt (1606-1669), graveur

Par samedi 4 mai 2019 Permalink 1

Rembrandt Harmenszoon van Rijn exprime son génie avec le même bonheur dans la peinture et dans la gravure. Pour reproduire ses dessins en multiples, il pratique plus exactement la technique de l’eau-forte. L’artiste enduit de cire une plaque de cuivre. Il exécute son dessin avec une pointe qui pénètre dans la cire et dénude le cuivre. Ensuite il plonge la plaque dans un acide qui attaque le cuivre là où il est à nu. Le dessin s’est alors inscrit en creux sur la plaque de cuivre et des épreuves peuvent être tirées. La pointe qu’utilise Rembrandt lui donne une aisance stylistique qu’un laborieux travail au burin ne lui offrirait pas. L’eau forte est donc la seule technique que le maître utilise. 30 estampes de Rembrandt furent exposées à la National Gallery de Londres en 2015. Le Rijksmuseum, à Amsterdam, conserve 1300 épreuves gravées que le musée montre actuellement au public à l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Rembrandt.

On peut aussi admirer à Drouot de temps en temps des gravures de Rembrandt vendues à l’encan. Un recueil vers 1820-1846, chez Jean à Paris, constitué de 85 estampes originales (exemple en une), têtes, paysages et différents sujets, dessinées et gravées par l’artiste et 35 autres gravées pour la plupart d’après différentes pièces de sa main fut adjugé chez Caudron ovv le 19 décembre 2018, 88 200 €. Ci-dessous la belle et rare épreuve représentant Johannès Lutma, orfèvre et graveur néerlandais ami de Rembrandt fit chez Beaussant Lefèvre le 5 avril 2019, 27940 €.

Le même jour, au même endroit, s’échangeait contre 22 860 €, Le Triomphe de Mardochée (ci-dessous), un sujet biblique du Livre d’Esther, vers 1641, 17,4 x 21,5 cm.

Frédéric Le Quer

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