Réhabilitons Crase et Benalla!

Par mardi 31 juillet 2018 Permalink 3

Le premier mai dernier fut bien la fête du travail d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase. Depuis quelques jours, les deux hommes s’étaient préparés, en obtenant la possibilité d’accompagner les CRS, à aller casser du manifestant, plaisir subtil dont ils devaient se délecter à plusieurs reprises! Au moins l’un d’entre eux, Vincent Crase était équipé d’une arme à la ceinture, son holster apparaissant sur de nombreuses photos. Ils étaient bien chauds et espéraient surement avoir l’occasion de jouer des muscles. Ce n’est quand même pas pour rien qu’Alexandre Benalla va à l’Assemblée Nationale faire du sport!

La république irréprochable d’Emmanuel Macron n’aime pas les manifestations des syndicats qu’ils soient unis ou désunis. Le jour même le président de la république était monté sur ses grands chevaux condamnant “avec une absolue fermeté les violences qui ont eu lieu aujourd’hui et qui ont dévoyé les cortèges du 1er-Mai”, dans un message sur Twitter. “Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes” (sic). Pourtant certains se demandaient déjà si l’état n’avait pas profiter des black blocs pour pourrir les revendications des manifestants.( https://politiqart.com/les-black-blocs/ )Rappelons-nous! Ces casseurs n’avaient pas détruit grand chose mais le peu qu’ils avaient fait, avait été monté en épingle non seulement par nos dirigeants mais à la suite par toute la presse aux ordres. “Le Parisien”, par exemple, journal pour le populo appartenant au groupe de luxe LVMH (cherchez l’erreur!) s’était empressé de se scandaliser à propos des “insupportables violences” (violences des manifestants bien sur) ayant eu soi-disant lieu. Le jour du premier mai, tout une ambiance, un parfum, anti manifestants, anti syndicats, anti travailleurs était diffusé de manière à discrédité l’opposition aux mesures antisociales prises depuis un an par le gouvernement du régime Macron.

Et c’est à ce moment qu’il faut déculpabiliser les esprits faibles du genre Benalla ou Crase car ces porte-flingues brutaux ne sont que des seconds couteaux. On leur a bourré le mou à l’Elysée. On s’est excité dans tous les couloirs dans l’attente de ce jour. Et les deux loustics se sont sentis autoriser à faire le coup de poing. L’affaire d’état apparaît alors. Emmanuel Macron, le gouvernement, ses services ont favorisé un certain état d’esprit ultra conservateur, réac, en tentant de déshonorer une contestation populaire qui ne le méritait pas. Les plus fragiles de leur entourage les ont pris au mot, se sont pris au jeu pour tabasser par plaisir croyant en leur impunité. Le président de la république a raison. Il n’y a qu’un seul responsable à ce climat, à cette affaire, et c’est lui.

Frédéric Le Quer