Référendum national sur l’environnement

Par mercredi 16 décembre 2020 Permalink 1

C’est avec 24 heures de retard à l’allumage que le milieu médiatico politique s’empare du sujet du référendum national sur l’environnement voulu par Emmanuel Macron. Une fois l’effet de sidération passé, son cerveau reptilien a naturellement catégoriquement rejeté cette initiative par peur irraisonnée de voir chambouler son… écosystème. Les citoyens eux vont devoir se l’approprier.

Evidemment il s’agit d’un coup politique mais avec tant de sinuosités que la sortie de route est probable. Le président se tire donc une balle dans le pied ce qui est arrivé à maints hommes politiques voulant jouer au plus fin. Ce référendum ne peut avoir lieu qu’à l’automne prochain (allers retours assemblée nationale sénat, covid-19…). Comment s’il le perd, parce qu’il lui faudra dire ce qu’il attend des français, peut-il espérer quelques mois plus tard être en position de faire un second mandat présidentiel? Et si il nous le jouait à la De Gaulle en ne se représentant pas si il est battu… ça aurait de la gueule et lui laisserait la possibilité de revenir quelques années plus tard, vu son jeune âge. Beaucoup de si dans cette aventure très bizarre bien dans l’esprit macronien du “en même temps” disant tout et son contraire, restant flou et surtout donnant l’impression de ne pas savoir lui-même où il va…

Mais la guerre de Troie n’aura peut-être pas lieu. Dans cet espoir, les médias expliquent, d’autant plus sûrs d’eux que rien n’est moins sûr, que les députés et les sénateurs ne se mettront jamais d’accord sur un même texte et qu’il sera donc impossible de le soumettre aux français. Pourtant d’accord ou pas avec la mouture sortie du Palais Bourbon, les sénateurs ont grand intérêt à la voter. Cette chambre discutée se grandirait encore, même si depuis quelques années elle tient son rang, en donnant la parole au peuple français quitte à ce que certains lui conjurent de voter non. Les opposants politiques à Emmanuel Macron auront l’occasion de voir alors clairement les forces en présence directement dans les urnes sans l’intermédiaire des sondages et peut-être aussi de l’abattre avant l’heure.

Tout le monde le sait. Aucun électeur ne votera en fonction du problème environnemental. Cette aventure ne peut que se transformer en plébiscite même si on sent dès maintenant que tout sera fait par les leaders d’opinions pour l’empêcher. Les français donneront alors leur confiance à Emmanuel Macron… ou pas. Il devra en tirer toutes les conséquences. Sans doute aurait-il mieux fait de choisir comme le lui conseille Eric Zemmour tous les soirs, le sujet de l’immigration. Même une petite avancée souverainiste les gens l’auraient prise et il s’en serait sorti avec les honneurs…

Frédéric Le Quer

 

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