Raden Saleh (1811-1880)

Par samedi 9 mai 2020 Permalink 2

L’indonésien Raden Saleh passe sa jeunesse dorée à Java, île des indes néerlandaises d’alors. Particulièrement doué, les Pays-Bas l’accueillent pour parfaire son éducation de peintre dans un style académique et néoclassique. Ensuite l’Europe entière va apprécier l’artiste qui vivra à Dresde puis à Paris avec sa femme issue d’une riche famille néerlandaise. Son style évolue en s’affranchissant de règles picturales contraignantes. A l’époque du drame romantique où l’amour et la mort sont liés, Raden Saleh est particulièrement influencé par Eugène Delacroix, ses peintures de genre orientalistes et ses scènes où de cruels chasseurs s’en prennent aux bêtes sauvages. Après la révolution de 1848 à Paris, l’artiste rentre naturellement dans son pays natal et, une fois divorcé, épouse une princesse de là-bas.

Raden Saleh est un grand portraitiste comme en témoigne le tableau ci-dessous représentant Pouchkine (représentation post mortem de l’écrivain russe) fait de coups de pinceaux énergiques et de forts empâtements visibles même en photo, caractéristiques de la manière romantique. 59 x 52, 5 cm, Jack Philippe Ruellan ovv en obtienait à Vannes 124 000 € le 26 janvier 2019.

La même maison vendait un an plus tôt, la grande chasse au taureau sauvage, en une, 110 x 180 cm, le 27 janvier 2018, qui correspondait à un record mondial pour l’artiste au prix de 8 640 000 €! Enfin le jeune cerf, ci-dessous, au pelage magnifique, 51 x 56 cm, présenté chez Ader ovv à Drouot le 17 mai 2019, mettait en exergue les talents de peintre animalier de Raden Saleh et obtenait 112 640 €.

Frédéric Le Quer

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