Que devient Viktor Orban?

Par jeudi 16 janvier 2020 Permalink 1

Viktor Orban le premier ministre hongrois est depuis de longues années le modèle du souverainisme en Europe et outre-Atlantique avec des paroles et des actes forts contre l’invasion migratoire.

Le Fidesz (le parti d’Orban) a subi en octobre dernier la déconvenue d’échouer à remporter la mairie de Budapest. L’Union Européenne s’en est réjouie fortement à travers ses médias de propagande même si cette défaite était due à l’alliance tacite de la gauche libérale et centriste et de l’extrême droite. Quand il est question de battre un souverainiste, Bruxelles oublie vite ses pudeurs de vierge! Orban qui a vu aussi son parti être suspendu du PPE, le plus grand parti de l’assemblée européenne, il y a 10 mois, ne s’en laisse pas pour autant conter en critiquant vertement son ex parti européen: « La direction est mauvaise, nous devenons plus libéraux, socialistes, de gauche et centristes, nous ne défendons pas et ne préservons pas nos valeurs d’origine ».

Et pour ce qui est de défendre ses “valeurs d’origine”, Viktor Orban a décidé de se donner les moyens de ses ambitions politiques. Le même jour, le 10 janvier dernier, qu’il fustigeait le PPE et plus généralement la complaisance immigrationniste de l’Union Européenne, il annonçait des mesures chocs pour dynamiser la natalité dans son pays allant de la gratuité de la fécondation in vitro à la prime pour l’achat de véhicules à sept places. “Nous voulons des enfants hongrois. L’immigration est une capitulation” reste le credo de Viktor Orban qui encourage résolument la famille traditionnelle magyare contre l’importation de cultures moyen-orientales. La société adhère à ce message fort.

Sur le plan économique, les gens reconnaissent avoir plus d’argent. Les retraités reçoivent même des chèques cadeaux! Le pays assiste à une poursuite de la croissance et atteint quasiment le plein-emploi.

Sur le plan des relations extérieures, au sein de l’Union Européenne la Hongrie se rapproche résolument de la Pologne pour faire front commun contre les dérives immigrationnistes de l’organisation supranationale. Le pays s’est aussi rapproché de tous les ennemis de Bruxelles, à savoir la Russie de Poutine, la Syrie de Bachar, la Chine de Xi (l’université de Georges Sorros a d’ailleurs été remplacée par une université chinoise!), la Grande Bretagne de Johnson (“Boris, mon ami!” s’enthousiasme Viktor) et bien sûr les Etats Unis de Trump.

Viktor Orban est aimé parce qu’il protège la civilisation et l’identité hongroises. Le peuple se verrait d’ailleurs bien jouer le rôle de protecteur de l’Europe, ses élites rappelant que par le passé la Hongrie l’aurait déjà sauver des sarrasins!

On est décidément là-bas très loin du climat insurrectionnel que connait la France depuis un an et demi…

Frédéric Le Quer

Laisser un commentaire ?