Quand les pays musulmans font semblant!

Par Lundi 7 mai 2018 Permalink 1

Le week-end a montré encore une fois que l’islam n’est décidément pas soluble dans la démocratie. Même les plus conciliants avec les pays musulmans, comme dans la revue de presse internationale de France Culture, finissent par s’en inquiéter. Les arrangements entre faux opposants ou l’absence de pluralisme de l’information ont marqué les élections municipales en Tunisie, le vote au Liban après une absence de scrutin longue d’une petite décennie, ou imprègnent la campagne électorale en Turquie.

La Tunisie, loin d’être, au niveau des mentalités, le pire pays du Maghreb, il suffit de constater le plaisir qu’ont les juifs tunisiens à partir en vacances sur leurs terres d’origine, s’est fendue d’une mascarade électorale sanctionnée par 34% de participation, voire seulement 26% à Tunis. Assez logiquement, puisque seuls les plus acharnés trouvent des raisons de voter, les islamistes sont arrivés en tête. Deuxième le parti présidentiel. Tout ce petit monde va s’arranger comme toujours pour se partager le gâteau pendant que les citoyens resteront au chômage! Le jeune vendeur de légumes, malade de pauvreté, qui en s’immolant par le feu le 17 décembre 2010, avait déclenché la révolution tunisienne, doit se retourner dans sa tombe!

Le Liban a tellement perdu l’habitude des scrutins que moins de la moitié des votants ont daigné se déplacer pour mettre leur bulletin dans l’urne. Les corrompus vont pouvoir tranquillement continuer leur manège puisque les deux mêmes partis restent au pouvoir. “Pas la moindre brèche dans l’establishment” constate, dépitée, la revue de presse internationale de France Culture.

Enfin le grand cirque avec la campagne électorale en Turquie. Erdogan est omniprésent dans tous les médias (ce serait encore pire que Macron chez nous, oui, oui, c’est possible!). Ses opposants sont nulle part. Ils se plaignent bien un peu que les discours du président sortant soient diffusés intégralement et que les leurs fassent l’objet d’un mépris obstiné en étant retransmis nulle part. Mais ce n’est pas un pays dans lequel on peut impunément critiquer le chef d’état, un islamiste rétrograde (pléonasme, je sais!) faisant de la loi coranique l’alpha et l’oméga de sa gouvernance. Quelle tristesse de voir la Turquie devenir ce qu’elle devient à cause de tous ces dingos de religieux! ça fait penser un peu à l’Egypte dans le même état après avoir connu une réelle libéralisation des mœurs.

Les pays musulmans continuent vers un jusqu’au-boutisme doctrinaire qui ne présage rien de bon. Les islamistes sont partout. Les démocrates ont disparus. Mais à quoi bon toutes ces simagrées démocratiques singeant l’occident?

Frédéric Le Quer