Quand les français de souche se radicalisent

Par mardi 26 juin 2018 Permalink 1

La jubilation des médias en révélant la radicalisation de quelques français de souche a été hier sans borne. Comme ils étaient heureux de pouvoir assimiler la violence de ces gaulois à celle des islamistes. Les journalistes se délectaient de soi-disant projets d’attentat perpétrés par une mouvance qui bien loin de se cacher, annonçait la couleur sur son site internet. Plus question de précaution oratoire. Aucun des terroristes en herbe n’était “présumé” terroriste! Non, ces gens étaient de l'”ultra” droite, prêts à bondir sur la première femme voilée croisée (lol! croisée!), prêts à détruire les mosquées avec acharnement. “Salaud de français”,  pouvait on entendre, pouvait on lire partout en filigrane. Et d’oublier sciemment que l’islam avait déjà fait quelques centaines de mort pour vilipender une demi douzaine d’individus qui n’avait encore rien fait. Et là, leur voisinage ne s’exclamait pas surpris dans un micro trottoir subjectif “Ils étaient très gentils et très serviables. Ils disaient même toujours bonjour”. Non le voisinage interrogé les dénigrait un peu ou avouait ne pratiquement pas les connaitre. Décidément c’était bien des mauvais qui ne fréquentaient pas la fête des voisins!

Cependant, en écoutant ce qui se dit et s’écrit sur cette histoire, on assiste surtout à un procès d’intention. Peut-être que ces français de souche allaient passer à l’acte ou peut-être pas… Mais l’important est de banaliser le terrorisme islamiste, de n’en faire qu’une sorte de terrorisme à coté d’autres comme celui de l’ultra droite, même si jusqu’à présent, en France, cette mouvance n’a jamais répondu que par des mots au djihad dont notre pays est victime. L’hystérie médiatique d’hier servait à transformer le musulman d’agresseur éventuel en victime potentielle. Il s’agit d’un  grand moment de manipulation de l’opinion publique. Les citoyens immigrés ou français de souche doivent haïr ensemble, ensemble c’est très important, un monstre appelé le terrorisme, un peu comme dans “1984” où la haine et la rage se fixent sur Goldstein puis se transforment en amour pour Big Brother. Pour nous ce sera l’amour pour nos dirigeants, pour l’état, pour l’ue… pour le sytème! C’est ça le totalitarisme.

Frédéric Le Quer