Quand les étrangers baffent Macron

Par vendredi 2 août 2019 Permalink 1

Les chefs d’états étrangers s’en prennent régulièrement aux dirigeants français sans la moindre retenue. Piteusement, nos gouvernants s’écrasent, espérant peut-être des jours meilleurs… J’ai mal à la France, même si je suis souvent d’accord avec quelques uns de ses pourfendeurs actuels.

Commençons par les charges récurrentes de Donald Trump! Il vient de parler sans retenu, de “stupidité” et de “sottise” concernant les agissements de Macron sur la taxe GAFA. La réplique par l’intermédiaire de Bruno Le Maire ressemblait à une excuse: “Nous souhaitons travailler étroitement avec nos amis américains”, “Nous souhaitons entre maintenant et la fin août parvenir à un accord sur cette taxation universelle des activités numériques”. N’ayant absolument pas les moyens de ses ambitions dictées d’ailleurs par la commission européenne, le gouvernement s’est courageusement aplati. Quelques mois plus tôt, face aux propos virulents de Donald Trump qui a raillé la cote de popularité présidentielle et le taux de chômage en France qui atteint presque les 10%, le président français avait fait mine de ne rien entendre…

Mais Trump n’est pas le seul à se risquer à quelques moqueries. Matteo Salvini a directement attaqué le locataire de l’Elysée en janvier dernier : « J’espère que les Français vont bientôt se libérer de ce très mauvais président. (…) Le peuple français pourra reprendre en main son futur, son destin et sa fierté si mal représentés par un personnage comme Macron.» Et vlan! Passe-moi l’éponge!

Sinon il y a Orban qui menaçait en mai notre pays à mi-mot poliment, mais menaçait quand même. « Nous respectons le président Macron, mais heureusement la France ne jouit pas d’un statut particulier dans l’Union européenne. S’ils veulent s’écarter de la réglementation Schengen actuellement en vigueur, ils doivent d’abord modifier l’accord de Schengen. Cela n’arrivera pas et je lui conseille de ne pas essayer. » Ambiance, ambiance!

La dernière histoire en date, c’est Le Drian qui s’est fait symboliquement giflé par Bolsonaro. Le président brésilien récemment élu a ostensiblement préféré aller chez le coiffeur que recevoir le ministre des affaires étrangères en s’interrogeant ainsi :”Qu’est-ce qu’il (Le Drian) est venu discuter avec des ONG ici ?” Le ministre a courageusement pris ses clics et ses claques et est rentré en France sans mot dire.

Notre classe politique au pouvoir est décidément aussi pitoyable à l’intérieur qu’à l’extérieur. Même sous Hollande la France était mieux respectée, c’est dire! Tout ce petit monde parle à tort et à travers et est systématiquement remis en place. Si dans le pays la révolte gronde, dans le monde, nos gouvernants sont aussi détestés.

Frédéric Le Quer

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