PSG et les “sauvages”

Par lundi 24 août 2020 Permalink 1

Il y a quelque chose de révélateur et de dérisoire à voir s’époumoner un commissaire de police dans son mégaphone sur les Champs Elysées demandant aux supporters du PSG de respecter les gestes barrière et de mettre leur masque! Il y a  aussi du dérisoire à entendre Darmanin, ce matin, se plaindre encore, comme à chaque fois, des sauvages (il a trouvé son mot!) qui, aux cris de “On va tout casser” agrémentés de quelques “Allah akbar”, s’en donnent à cœur joie ignorant les forces de l’ordre et les procès qui pourraient leur être intentés.

A l’inverse des gilets jaunes allègrement tabassés par la police, les jeunes casseurs ou les jeunes immigrés savent tous bien qu’ils ne risquent rien, depuis que l’état a peur d’eux. Un match de foot, une petite manif ou n’importe quel autre événement un peu médiatique sont toujours maintenant l’occasion de réaliser quelques emplettes en pillant des magasins. A l’époque glorieuse des gilets jaunes les destructions étaient très politiques, très lutte des classes visant par exemple les banques ou le Fouquet’s. Si la forme, le ton est dorénavant donné, l’idéologie a laissé place au pillage devenu une fin en soi. Le lyrisme un brin hugolien qui offrait aux actes de démolition leurs lettres de noblesse revendicatives, est remplacé par le saccage gratuit n’ayant d’autre but que le vol et une appropriation sans lendemain. Le niveau intellectuel des casseurs a baissé. Ils ne revendiquent plus rien. Il s’agit maintenant d’un défouloir et de l’expression de la haine de la France qu’il faut absolument détruire par tous les bouts sans qu’il n’en reste quoique ce soit.

Ce qui s’est passé pour le match PSG-Bayern est l’équivalent des violences subies par des passants dans les rues françaises pour n’importe quel prétexte futile. Pendant que le gouvernement étoffe son vocabulaire martial et paie de mot la population, nos ennemis jamais punis s’installent définitivement dans le paysage de notre société.

Frédéric Le Quer

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