Procès des attentats de janvier 2015: les Kouachi

Par lundi 31 août 2020 Permalink 1

Alors que débute après demain le procès des attentats de janvier 2015, il n’est pas mauvais de se rappeler des frères Kouachi dont les nombreux émules ensauvagent la France un peu plus chaque jour.

Leur vie fut faite de plaies et de bosses, cependant la France les a assumés sans jamais les laisser tomber. Mais rien n’y a fait et la haine des valeurs républicaines a été la plus forte. Jamais ils n’ont aimé le pays dont ils avaient la nationalité.

Les parents des frères Kouachi sont algériens de Constantine. Arrivés en France, ils demeurent dans une tour du 19e arrondissement située rue d’Aubervilliers. Saïd Kouachi est né à Paris en 1980. Sa soeur, Aïcha, naît en 1981, son frère Chérif en 1982. Fin des années 80 naissent deux autres enfants, Salima et Chabanne. Leur père décède lorsque les  frères Saïd et Chérif qui deviendront les tueurs de Charlie Hebdo, ont 11 et 9 ans. Trois ans plus tard la mère malade et sans emploi voit d’abord les deux plus grands garçons puis quelques mois plus tard le petit Chabanne confier par l’Aide Sociale à l’Enfance à un centre éducatif de Corrèze. Des aller-retour à Paris ont lieu pendant les vacances mais seules les deux filles Aïcha et Salima restent avec leur mère jusqu’à sa mort en janvier 1995. Après ce décès Aïcha rejoint ses trois frères dans le Limousin alors que la plus petite est placée en foyer d’accueil dans le Perche.

La république offre alors à ces orphelins des conditions de vie aussi bonnes qu’il est possible dans leur situation. Ils vont voir la petite sœur  régulièrement et celle-ci peut aussi les visiter. Le cadre de la fondation Claude Pompidou est agréable, les éducateurs consciencieux. Saïd Kouachi est très tôt marqué par la religion musulmane et prie régulièrement. Malgré cela il fréquente plusieurs années une française pendant son CAP et fait du rap. Chérif vit dans l’illusion de devenir footballeur, ne montre aucun intérêt marqué pour la religion, court les filles. Aïcha, la sœur, sort avec un  français pendant son CAP de cuisine au grand dam de ses frères qui n’admettent pas qu’elle se fourvoie avec un non musulman. On sait que le coran est très strict à ce sujet. Les deux ados se revendiquent comme anti blanc et anti français bien que la France ait pallié à la défaillance parentale en leur payant un logement, des études et des vacances jusqu’à leur majorité. Après ce sera au tour d’un oncle de reprendre en main leur éducation en les islamisant résolument: mosquée radicale puis prison et en parallèle asservissement de la sœur trop libre avec voile et mariage forcé. Le terrorisme vient alors presque naturellement…

L’islam a proposé la mort aux frères Kouachi et cette mission leur a plu. L’échec des parents en France est surement un catalyseur. Les préceptes d’une religion difficilement soluble dans une démocratie occidentale ont fait le reste. Ils sont devenus avec Amedy Coulibaly des chahids (martyrs) et toutes les banlieues françaises les considèrent comme des héros. Quand François Hollande ose maintenant déclarer que les terroristes ont perdu, hélas, il nie la réalité; leur parcours a imprimé dans toutes les consciences musulmanes de France pour le malheur des autres.

Frédéric Le Quer

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