Populiste, un beau mot

Par mercredi 23 mai 2018 Permalink 1

Tout n’est pas perdu! On est en train d’assister à un glissement sémantique du mot populiste. De démagogique auquel la bien pensance voulait le faire ressembler en drainant ainsi les qualificatifs de fallacieux, flatteur ou même carrément menteur, le mot recouvre dorénavant un ensemble de choix politique renversant le statu quo. Un populiste devient celui qui ose tenter de s’opposer à l’ordre établi. Un populiste est un résistant qui refuse de subir des décisions prises non pas pour le bien d’un peuple mais pour celui d’une caste.

La définition d’un mot n’est pas un gadget. Si populiste n’est plus péjoratif, si la manipulation des esprits est un échec, c’est tout un monde de possibilités qui s’ouvre en rendant de l’espoir à chacun. Quand le grec Alexis Tsipras fait beaucoup de mal au mot populiste par sa capitulation qui met aujourd’hui son pays à genou tout en le laissant lui au pouvoir, le brexit prouve que tout est encore possible. Il n’a pas été une apocalypse économique pour les britanniques, le PIB n’a pas chuté de 6% et il n’y a pas eu 500 000 chômeurs de plus comme il était prédit. Mieux, le taux de chômage est passé de 4,9 % à 4,3 % et la croissance par habitant continue d’être bien supérieure à celle de la zone €! C’est indéniable. Ces données sont l’épine, la poutre dans le pied de Bruxelles.

Les hongrois, les autrichiens sont aussi des populistes au regard de l’UE. Et grand bien leur fait! Les gens sont contents! Nettanyahu est un populiste. Trump ou Poutine bien sur aussi! Et les électeurs les plébiscitent élection après élection. Alors maintenant au tour des italiens de quitter le coté obscur de la force pour entrer dans la lumière du populisme. Fini là-bas le pouvoir de ce petit monde friqué qui cherche à faire croire qu’il veut le meilleur pour les citoyens alors qu’il n’aspire qu’à conserver ses immenses avantages, son incroyable bien-être! Oh! Certes, ces pourris d’aristos résistent. Actuellement c’est le président Mattarella qui s’y colle en s’essayant au déni de démocratie. Après il y aura toute la finance internationale qui va s’attaquer au pays dirigé par des populistes. Mais l’Italie peut la faire chanter. L’Italie est archi systémique, ce n’est pas la Grèce. Et si Di Maio et Salvini ont les couilles, si le peuple italien ne s’effraie pas trop de l’attitude de ses banques, l’UE, la BCE plieront.

Macron représente aujourd’hui l’ancien monde, celui apparu dans les années 80, celui des mesures antisociales et de l’enrichissement infini des forts et de l’appauvrissement des classes moyennes avec comme outil principal l’immigration débridée. Le populisme est l’avenir, le retour à la démocratie, la suppression d’organismes supranationaux forcément dictatoriaux, la reprise en main par le peuple de son avenir.

Frédéric Le Quer