Police, racisme, manif

Par lundi 8 juin 2020 Permalink 1

La petite fripouille de 14 ans qui volait un scooter, est devenue en un week-end un héros médiatique victime de la violence policière promenant son cocard dans toutes les rédactions! Dommage qu’il soit blanc, s’il avait été noir, on lui aurait déjà élevé une statue. Il fut un temps où les parents de cet adolescent auraient eu honte, auraient même risqué une inculpation à la place de leur fils. Aujourd’hui eux et leur progéniture entendent déjà sonner les pépettes des dommages et intérêts à toucher. Voler c’est bien, se faire prendre et être blessé c’est mieux, c’est bancable.

Sinon la manif contre le racisme eut pu être de celles que la bien pensance adore, une grande chaîne de la fraternité où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. BFM se pâmait à la commenter. Ce qui a un peu refroidi notre pouvoir politique d’en faire la promotion, est qu’elle était dirigée directement contre la police. Et il ne s’agit pas de déplaire à la police. Et non! Le régime ne tient que grâce à sa bonne volonté, grâce à son inlassable engagement à empêcher les manifestants d’où qu’ils viennent de prendre d’assaut les lieux de pouvoir parisiens. BAC, CRS et gendarmes en grand nombre samedi n’ont d’ailleurs rien eu à faire à part à la fin comme d’habitude; il y avait peu de monde au pince-fesses du Champ de Mars; pas d’arabes; peut-être même plus de blancs que de noirs; je dis ça parce qu’il est de bon ton de tout racialiser dorénavant. La ligue de défense noire africaine s’est néanmoins distinguée en traitant Colbert de “gros fils de pute”. Mort depuis trois siècles et demi, le ministre de Louis XIV a dû se retourner dans sa tombe mais les rancunes sont tenaces apparemment sur le continent de l’oralité de la culture. Enfin c’était plutôt drôle, comme quand Sibeth Ndiaye a été qualifiée de traître à sa race dans la veine des indigènes de la république.

Il faut bien trouver des occasions de se marrer! Une autre aussi plutôt hilarante pour finir quand des policiers dans un groupe facebook s’étaient trouvés un slogan. “Je suis portière” était devenu leur cri de ralliement évoquant le voyou qui en moto à Villeneuve la Garenne s’est pris dans la tronche, par étourderie, la portière d’un véhicule de police! Décidément l’humour au second degré et la dérision restent des traits de l’esprit français.

Frédéric Le Quer

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