Poliakoff, Serge (1900-1969)

Par dimanche 15 septembre 2019 Permalink 1

“Pour l’avenir, je mise sur Poliakoff”, s’écrie son compatriote russe, Vladimir Kandinsky, en 1938, quand il le rencontre avec le couple Delaunay. Serge Poliakoff abandonne à ce moment là une figuration toute relative acquise lors de son apprentissage à la Grande Chaumière, à l’académie Frochot et chez André Lhote pour des recherches qui le mèneront à la thématique des formes architectoniques imbriquées. Il s’agit d’emboîter des formes simples aux surfaces colorés et donner ainsi une certaine vision de l’espace. Mais avant qu’il ne soit mondialement reconnu, Serge Poliakoff, guitariste habile, joue de la balalaïka à Paris dans les cabarets russes. Il attend 1945 pour une première exposition personnelle. Les années 50 seront celles de sa consécration internationale. La Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, New-York en 1953 l’honorent dans les musées. A Paris, les tableaux de l’artiste sont présentés par les défenseurs des avant-gardes, telles Jeanne Bucher, Denise Renée, Dina Vierny ou la galerie Bing… Poliakoff devient l’un des chefs de file de l’abstraction lyrique. En 1963, il obtient la nationalité française.

Aujourd’hui Poliakoff continue de séduire les amateurs d’art et il vaut cher dans les salles des ventes. En une, ce simple assortiment de couleurs primaires, une gouache de 1960 sur papier de 49,6 x 64,5 cm, récoltait à Tours chez François Odent Hôtel de Vente Michel Colombe OVV, 51 600 € le 18 mars 2019. Ci-dessous, une huile sur toile de 1955, medium plus coûteux, aux couleurs pâles 119 x 89 cm, était adjugée chez Tradart-Deauville ovv le 31 mai 2019, 491 400 €.

Terminons avec une gouache de 1959, ci-dessous, qui, le 30 juin dernier, chez Hôtel des vente d’Evreux ovv, faisait 29 520 €.

Frédéric Le Quer

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