Plan pauvreté

Par vendredi 14 septembre 2018 Permalink 4

En prenant connaissance des mesures du plan pauvreté directement annoncé par le président de la république, le citoyen distrait peut se demander à qui il s’adresse exactement. Passons sur l’ambition d’éradiquer la pauvreté en l’espace d’une génération ou le revenu universel pour la prochaine mandature, promesses tapageuses qui n’engagent que ceux qui les écoutent! Mais revenons plutôt aux mesures concrètes, du moins, a priori!

Toutes tendent à faire prendre en charge le plus possible la jeunesse du pays par l’état. Cela commence par la crèche dont l’accès est facilité pour les plus pauvres. La cantine ensuite devient quasiment gratuite. Il y a aussi l’ASE, l’Aide sociale à l’enfance qui concerne la prise en charge par des éducateurs spécialisés de jeunes dont la famille en déshérence est incapable de faire face à l’éducation de sa progéniture (c’est typiquement l’exemple des frères Kouachi) qui sera assumée par l’état jusqu’à 21 ans au lieu de 18 ans actuellement.

On a compris, la cible est claire. Le plan pauvreté est un plan intégration. Il s’agit de transformer des enfants de l’islam en enfants de la république. Et c’est tout simplement impossible quand petit à petit le nombre de jeunes musulmans s’accroît tant qu’il finira par dépasser tous les autres. On intègre pas une majorité à une minorité. L’objectif est voué à l’échec. On devine néanmoins que les autorités s’inquiètent de la force de la culture islamique dans notre société mais sans vouloir la diminuer en arrêtant purement et simplement l’immigration de masse.

Au niveau budgétaire, la tartuferie est aussi visible. Les mesures prises par Emmanuel Macron concernant l’ISF, la déréglementation du marché du travail, la non indexation des prestations sociales sur l’inflation vont à l’encontre de son plan pauvreté, simple mesure électoraliste pour tenter de rectifier une image de président des riches qui lui colle à la peau.

Frédéric Le Quer