Pierre-Paul Rubens (1577-1640)

Par samedi 9 février 2019 Permalink 1

Pierre-Paul Rubens a l’art de donner à ses tableaux de l’animation, du mouvement, de la vie. Son existence est sur le même tempo. Ses commandes affluent de toute part. Des artistes de l’époque viennent suivre nombreux son enseignement heureux de travailler sous sa direction. Après qu’il ait peint une petite esquisse, ses élèves exécutent le gros de l’oeuvre. Le maître ne revient qu’à la fin pour rectifier, embellir, amener cette magie qui fait de ses compositions des chefs d’oeuvre. Sa réputation à travers l’Europe est extraordinaire. Il magnifie les puissants et sert leur politique par des toiles exaltant leurs vertus. Rubens, voyageant d’une cour à l’autre en grand seigneur, remplit aussi des missions diplomatiques. Mais toujours l’art reste au cœur de son existence et il trouve le temps de correspondre en latin avec d’autres érudits sur des sujets comme l’archéologie.

Cet homme hors norme, très ami avec Jan Brueghel dit de Velours avec qui il collabore, (ce dernier peint les fleurs) a de nombreux disciples dont le plus célèbre est Anton Van Dick (1599-1641). Une exposition en 2015 à la Royal Academy of Arts de Londres avait pour titre: “Rubens et son héritage: de Van Dick à Cézanne”. Il y était souligné son influence sur des artistes aussi divers que Jordaens, Delacroix, Van Gogh, Géricault, Daumier, Picasso…

Ce monstre sacré de la peinture qui aborde au cours de sa carrière tous les sujets est très rare en salle des ventes malgré le nombre impressionnants de tableaux à son actif. Celui en une est une copie de Balthazar Beschey datant de 1759 qui reprend la chasse au lion de Pierre-Paul Rubens peinte en 1621. 58 x 78 cm, elle fit chez Ferri svv le 11 décembre 2009 14 870 €. Ci-dessous, l’esquisse du maître lui-même, représentant Sainte Marguerite, 33 x 45 cm, sera présentée à Lille, le 31 mars prochain, avec une estimation assez modeste (tout est relatif!) comprise entre 200 000 et 300 000 €.

Enfin, ci-dessous, les deux portraits formant pendants d’Albert VII, archiduc d’Autriche et sa femme l’infante Isabelle Clara Eugénie d’Espagne, 121,3 x 97,1 cm furent présentés le 5 juillet 2017 par Hampel Fine Art Auctions à Munich sur la base d’une estimation entre 550 000 et 750 000 €.

Frédéric Le Quer