Philippe Martinez n’a pas toujours tort

Par jeudi 12 décembre 2019 Permalink 1

Depuis 2009 le cac 40 a presque doublé.

Depuis 2009 la distribution de dividendes en France a presque doublé.

Depuis 2009 le salaire médian en France est resté stable en tenant compte de l’inflation. Quant au reste à vivre, demandez aux gilets jaunes!

Alors quand Martinez déclare et pourtant je n’apprécie guère cet islamophile immigrationniste, mais quand le cégétiste déclare que ce ne sont pas les retraites de la SNCF et de la RATP qu’il faut rabioter mais au contraire mettre les autres pensions à leur niveau, il est difficile de désapprouver sur le principe le syndicaliste.

Des milliards sont investis dans l’immigration dont le seul but, réussi d’ailleurs, est de faire stagner, voire baisser le coût du travail. On admire au passage le mot “coût” comme si le travailleur était une plaie… Depuis 7 ans, Mario Draghi permet au grand capital, oui grand capital, je n’y peux rien, ça existe, de fructifier de manière exponentielle en détruisant, à force de la créer ex nihilo, un bien commun qui est la monnaie dont la valeur tendra inévitablement vers zéro. La première initiative de Macron au pouvoir a été de supprimer l’impôt sur la fortune. D’autres décisions du même acabit n’ont cessé d’être prise avantageant les riches outrancièrement et désavantageant tous les autres. Voir Bernard Arnaud, par exemple, devenir l’une des plus grandes fortunes au monde transforme la France en une vulgaire république bananière où une infime minorité s’en met plein les poches au détriment d’un peuple entier. Et les gens ont laissé faire ces ignominies. Mais aujourd’hui ils demandent à vivre décemment après 60 ans. Quelle audace! Cette revendication honnête, à l’inverse des tentatives macroniennes de favoriser l’accaparement de certains, peut aider une nation devenue aussi disparate que la nôtre. La place pour laisser vivre décemment les français les plus âgés existe. Pour cela il n’aurait évidemment pas fallu élire un néolibéral porté par les patrons du CAC 40. Les citoyens s’en rendent maintenant compte à leurs dépens.

Le foutoir actuel doit finir par la démission du chef de l’état. C’est le seul espoir.

Frédéric Le Quer

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