Philippe cause dans le vide

Par lundi 19 novembre 2018 Permalink 3

A la logorrhée verbale du président Macron sur TF1, il y a 4 jours, a suivi l’état de sidération du premier ministre Philippe, hier, sur France 2. Il n’avait rien à dire aux gilets jaunes sinon que la hausse du carburant serait maintenue. C’était un peu court. Même son parallèle avec le cap qu’on ne change pas quand il y a du vent était idiot. Tout marin lui expliquera qu’à moins d’être suicidaire personne en mer ne se dirige droit vers un gros coup de vent parce qu’un gros coup de vent, Edouard, ça se contourne.

D’ailleurs toutes ces taxes et ces impôts sont là pour contenter la doctrine allemande de l’équilibre budgétaire. Nos dirigeants agissent comme de bons petits soldats sous les ordres de Berlin. Macron était encore aller se soumettre ce weekend à la chancelière qui l’a congratulé. Il était fier comme Artaban. D’autres mauvais français ont agi comme ça pendant la guerre; certains étaient même dans les derniers à défendre le bunker d’Hitler!

Alors que les batteries électriques sont véritablement une bombe à retardement, le prétexte de l’écologie est néanmoins repris par toute la presse, toujours aux ordres, pour discréditer la contestation populaire. Alors qu’on ne cesse de parler de mondialisation, on assigne les gens à résidence trop pauvres pour voyager, trop pauvres maintenant, ne serait-ce que pour aller dans la ville d’à coté. Alors que le gouvernement à peine nommé a immédiatement fait des cadeaux aux riches, il demande aux autres d’attendre quatre ans, la fin du quinquennat, pour voir un peu d’amélioration dans leur situation.

Les gilets jaunes continuent de se battre. Samedi prochain une partie d’entre eux sera à Paris. J’y serai aussi. Quand tout un peuple se met à revendiquer pour son honneur, les nains au pouvoir doivent l’entendre et plier.

Frédéric Le Quer