Pétain et Macron

Par jeudi 8 novembre 2018 Permalink 1

Joffre, Foch, Pétain, Gallieni, Fayolle, Franchey d’Esperey, Lyautey, Maunoury sont les huit maréchaux qui incarnent pour certains la victoire de 1918. Et Emmanuel macron de sortir Pétain du chapeau pour donner des gages aux citoyens à l’esprit collabo un peu comme lui d’ailleurs qui idolâtre l’Allemagne, sa rigueur budgétaire et joue depuis le début au petit chien de Merkel.

Son parallèle avec les années trente devient ainsi assez savoureux. C’est à cette époque qu’on a commencé à glorifier tous ces maréchaux de la guerre mondiale. Si la IIIe république en a fait des héros, on se demande bien ce qu’en pensaient les familles des poilus tués dans les tranchées, ou fusillés pour ne pas avoir attaqué suffisamment l’ennemi, ou ceux revenus la gueule cassée dont la vie fut à jamais brisée… Mais notre président n’est pas Boris Vian et ne partage pas ces vers:

“… Mais à tous ceux qui sont restés Les pieds au chaud, sous leur bureau En calculant le rendement De la guerre qu’ils ont voulue A tous les gras tous les cocus Qui ventripotent dans la vie Et comptent et comptent leurs écus A tous ceux-là je dresserai Le monument qui leur convient Avec la schlague, avec le fouet Avec mes pieds avec mes poings Avec des mots qui colleront Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues Des larmes de honte et de boue.”

Alors il devrait avoir honte ce freluquet de Macron qui, pour récupérer quelques voix d’irréductibles fachos pour ses européennes où il va se prendre une raclée bien méritée, se plait à mettre en exergue Pétain frappé d’indignité nationale par De Gaulle ou même les autres dont les mains sont barbouillées de sang. Mais il s’en fiche. Demain il adulera De Gaulle avec les mêmes intentions démagos. Quand pour quelqu’un comme lui, tout est une question de pognon, ça peut ratisser large, très large du moment que ça rapporte.

Frédéric Le Quer