Pedro Sanchez forme un gouvernement

Par lundi 29 avril 2019 Permalink 3

C’était hier la troisième fois que les espagnols votaient en trois ans pour des élections générales. Il semble que de l’autre coté des Pyrénées, le peuple fasse moins peur. Il faut dire qu’il vote tel que l’oligarchie aime le voir voter. Les “populistes” n’existent pas là-bas ou presque… L’immigration venant, un parti d’extrême droite vient bien de réussir son entrée au parlement madrilène, mais sa campagne phallocrate ne risquait toutefois pas de l’emmener vers des sommets bien qu’il ait été surestimé par les sondages, comme d’habitude pour effrayer les électeurs. On a assez de l’islam pour mettre les femmes plus bas que terre sans voir des catholiques espagnols s’y mettre aussi! Mais malgré cela, Vox, le fameux parti, recueille 10% des suffrages ce qui lui fait faire une entrée fracassante au parlement.

“Nous allons former un gouvernement pro-européen qui va renforcer et non pas affaiblir l’Europe” déclare Pedro Sanchez du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol vainqueur. Voilà qui doit rappeler des souvenirs à Bruxelles quand Macron fêtait sa victoire sur l’air de l’hymne à la joie, l’hymne de l’Union Européenne. Depuis, le président, complètement isolé sur la scène internationale, est dans les pires difficultés sur la scène nationale. Mais les français qui peuvent un jour ou l’autre mal voter comme en 2005 en rejetant la constitution européenne, souvenir cuisant pour les européistes s’il en est, ne vont pas être appelés aux urnes tous les ans comme les ibères. Le vote, c’est pour ceux qui votent bien. Quand les citoyens ne répondent pas comme il faut pour asseoir l’autorité de la ploutocratie, autant ne rien demander. On le remarque avec le référendum d’initiative populaire balayé du revers de main par l’Elysée. Pareil outre Manche. On a beau entendre que le brexit serait annulé si les britanniques revotaient, personne n’en prendra le risque et on préfère faire poireauter le citoyen allant de refus de démocratie en refus de démocratie jusqu’à ce qu’il oublie qu’il a un jour tenté de se rebeller.

Voilà donc ce que deviennent les démocraties occidentales. Quand le peuple fait ce qu’on lui dit de faire, il a le droit de s’exprimer autant qu’il veut, mais à la moindre incartade, on ne lui demandera plus son avis que contraint et forcé.

Frédéric Le Quer

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