Réhabilitons Crase et Benalla!

Par mardi 31 juillet 2018 Permalink 3

Le premier mai dernier fut bien la fête du travail d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase. Depuis quelques jours, les deux hommes s'étaient préparés, en obtenant la possibilité d'accompagner les CRS, à aller casser du manifestant, plaisir subtil dont ils devaient se délecter à plusieurs reprises! Au moins l'un d'entre eux, Vincent Crase était équipé d'une arme à la ceinture, son holster apparaissant sur de nombreuses photos. Ils étaient bien chauds et espéraient surement avoir l'occasion de jouer des muscles. Ce n'est quand même pas pour rien qu'Alexandre Benalla va à l'Assemblée Nationale faire du sport! La république irréprochable d'Emmanuel Macron n'aime pas les manifestations des syndicats qu'ils soient unis ou désunis. Le jour même le président de la république était monté sur ses grands chevaux condamnant "avec une absolue fermeté les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et qui ont dévoyé les cortèges du 1er-Mai", dans un message sur Twitter. "Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes" (sic). Pourtant certains se demandaient déjà si l'état n'avait pas profiter des black blocs pour pourrir les revendications des manifestants.( https://politiqart.com/les-black-blocs/ )Rappelons-nous! Ces casseurs n'avaient pas détruit grand chose mais le peu qu'ils avaient fait, avait été ...

Sédentaires, nomades et errants

Par lundi 30 juillet 2018 Permalink 4

Aux dépens des sédentaires, la mondialisation glorifie les nomades. Devenue une forme de dictât, elle tente de mettre en avant ceux dont la vie se déroule à travers la planète quels qu'ils soient, confondant sciemment nomadisme et errance. Mais la victoire présente du nomadisme sur la sédentarisation cache mal le drame de l'errance. L'ultralibéralisme associé intellectuellement au nomadisme n'est gagnant que pour une infime partie de la population. Aussi s'agit-il de confondre le terme nomadisme avec celui d'errance, celle qui aboutit à implanter en occident un quart-monde dans lequel les gens s'enlisent dans une misère les entraînant vers l'opium de l'islam. L'errance est le remugle du nomadisme. De tout temps le bonheur a été associé à la sédentarisation, à l'encrage culturel, à l'idée simple de se dire, on est chez soi. Quand Caïn est condamné par dieu à l'errance après le meurtre de son frère, il retrouve l'harmonie en s'implantant sur une terre qu'il fait sienne. La mondialisation qui pousse à l'errance, pousse au malheur mais elle avance masquée et fusionne le mot avec celui bien plus noble de nomadisme. Les gagnants de la mondialisation retrouvent des conditions de vie semblables sur n'importe quel endroit de la planète. Palaces et quartiers ...

Qu’ils viennent me chercher

Par dimanche 29 juillet 2018 Permalink 2

La maltraitance sociale continue de s'affirmer sans pudeur, au grand jour et le "qu'ils viennent me chercher" de Macron en est la dernière incarnation. La rodomontade dénote l'état d'esprit conquérant et provoquant. Le président des riches se sent si bien protégé qu'il n'hésite plus à se rire du peuple. Son action politique exclusivement dans l'intérêt des plus forts l'exonère non seulement de toute empathie pour les faibles mais aussi d'avoir à se prévaloir de quelque résultat que ce soit. Après le taux de chômage que plus personne ne doit commenter, la croissance économique catastrophique dont se refusent de parler les grands médias, qui implique forcément la hausse de la précarité pour les français, n'est plus, non plus, considéré comme le marqueur de la politique gouvernementale. Il faudra bientôt se demander sur quoi doit-on juger ces gens au pouvoir. Et bien, il ne faut plus les juger et c'est bien là qu'est en train de se jouer le passage du régime démocratique vers un régime totalitaire. L'objectivité des chiffres doit laisser la place à l'ignoble discours actuel prônant un état toujours plus accommodant pour les riches et plus répressif pour les faibles. Même certains milliardaires comme François Pinault s'en offusquent. Peut-être ...

La rencontre Juncker – Trump

Par samedi 28 juillet 2018 Permalink 1

Jean Claude Juncker a, après quelques minutes d'entretien, trouvé cette semaine un accord commercial avec Donald Trump. Magnifique efficacité! Il était en mission pour les allemands et rien ne comptait plus que de sauver le soldat Merkel en très grande difficulté dans son pays. En effet, l'industrie automobile allemande est la première menacée par la guerre commerciale lancée par les Etats Unis contre l'Union Européenne. Un allemand sur sept en dépend. Il s'agissait donc de continuer à voir rouler des BMW, des Mercédès, des Audi et des Porsche à 100 km/h sur les autoroutes américaines. Ayant vu Trump peu de temps auparavant, Merkel avait probablement grandement préparé le terrain en sacrifiant tel ou tel secteur économique d'un pays voisin du sien pour sauver ses intérêts nationaux. Mais il s'agissait de sauver les apparences en mettant Juncker en première ligne pour épargner la susceptibilité des autres chefs d'état européens et particulièrement celle de Macron. La chancelière allemande peut maintenant se prévaloir devant son peuple d'avoir efficacement protégé son industrie fétiche et c'est une carte qui lui servira à se maintenir au pouvoir. Encore une preuve, s'il en fallait, que l'Allemagne est la dirigeante réelle de l'Union Européenne! Inéluctable puisque c'est économiquement la ...

Allons chercher Macron!

Par vendredi 27 juillet 2018 Permalink 4

"Qu'ils viennent me chercher!" qu'il disait, "qu'ils viennent me chercher!" L'interjection n'est pas si curieuse. Elle en dit long sur l'état d'esprit du président de la république barricadé dans l'Elysée et aménageant le fort de Brégançon pour s'y barricader aussi. Passez à l'occasion rue du Faubourg Saint Honoré! Le monsieur a fait mettre des plots rétractables pour que seulement lui puisse passer. En travers la rue ils condamnent la circulation. Aucun de ses prédécesseurs ne l'avait fait. Ils acceptaient le passage des automobiles devant leur résidence. Mais, voilà! Macron a peur. Il a peur des responsabilités qui sont les siennes et il a peur du peuple français. Son "qu'ils viennent me chercher" sonne comme le défi d'un couard qui compte sur les protections qu'il a mise en place pour s'en tirer. Qu'ils viennent, de toute façon ils ne m'auront pas. Ces mots résonnent comme la crise d'autorité qu'il avait faite subir au chef d'état major des armées. "C'est moi le chef!" ou "qu'ils viennent me chercher!" ne sont que les phrases de celui qui est incapable de s'imposer, qui constamment est dans une posture. Tout le monde déteste Emmanuel Macron. Le président ne peut sortir en public que dans ses fiefs entourés de quelques ...

Steve Bannon vient changer la donne en Europe

Par mercredi 25 juillet 2018 Permalink 4

L'américain Steve Bannon se proclame populiste de droite. Il faut comprendre par là qu'il est libéral dans un cadre national. Il croit aux frontières et il  croit en la libre entreprise dans un espace géographique circonscrit au pays. Les relations internationales prennent ensuite le relais avec la mise en exergue des rapports entre chefs d'état et des droits de douane. La mondialisation laisse alors la place au souverainisme. Emmanuel Macron y voit "la lèpre qui monte", expression utilisée à propos du nouveau gouvernement italien. Pourtant le souverainisme est le meilleur vecteur vers la démocratie. Si la mondialisation actuelle respecte les formes de la démocratie avec en particulier le suffrage universel, des instances supranationales, décideurs autoproclamés, pilotent largement la société vers laquelle nous allons. Les peuples n'ont jamais leur mot à dire sur les accords de libre échange passés à l'échelle planétaire tout comme sur les migrations sud-nord, voulus par des gens comme George Soros et mises en application par des gens comme Merkel. Steve Bannon est donc venu hier sur le vieux continent pour lancer de Bruxelles sa plateforme de recherche et de communication "The Movement" afin de mener la "révolte des populistes européens de droite". Il s'attaque ainsi frontalement aux ambitions ...

Manu et Alexandre

Par mardi 24 juillet 2018 Permalink 2

Alexandre a senti le coup venir. Peut-être son expérience avec Martine Aubry ou Arnaud Montebourg... Quand Manu s'est déclaré comme candidat à la présidence de la république, il l'a immédiatement suivi. Son discours, il s'en foutait un peu. Non, ce qu'il lui a plu, c'est ce que Manu représentait, ce que sa personne, sans que ce dernier ne s'en rendit même compte, irradiait. Manu était bourgeois jusqu'au bout des ongles. Tout, chez lui, prouvait le milieu dont il était issu. Argent, respectabilité, aisance intellectuelle. Il sentait français. Français haut de gamme. Manu était tout ce qu'Alexandre ne serait jamais. Alexandre restait musulman mais une pointe d'envie l'animait. Son caractère ambitieux vit chez Manu la chance de sa vie.  Alors il la saisit. Inlassablement, il intervenait partout, tout le temps, se montrait aussi gentil avec Brigitte. Infatigablement, à n'importe quel moment, il se présentait près du candidat, s'agitait autour de lui repoussant tantôt une groupie trop passionnée ou tantôt le protégeant d'une foule trop empressée grâce son impressionnant gabarit. Ainsi Alexandre devint pour Manu une image familière, une image sécurisante, l'image de celui sur qui il pouvait se reposer. Quant à Manu, il fut vite attiré par Alexandre. Ce dernier inculte mais psychologue, ...

Benalla: commission d’enquête parlementaire

Par lundi 23 juillet 2018 Permalink 6

La commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla donne pour le moment les résultats qu'une commission parlementaire a, de tout temps, dû délivrer: elle noie le poisson, s'enlise dans les détails et permet à chaque intervenant de se dédouaner de toute responsabilité. Que ce soit le préfet de police ou le ministre de l'intérieur, ils n'y sont strictement pour rien, n'ont eu aucune connaissance de la présence d'Alexandre Benalla sur place au moment des faits; c'est tout juste s'ils connaissaient "l'individu", comme ils disent. Et, sans doute, doit-on les croire puisqu'ils le jurent. En fait tout le monde sait depuis le début de l'affaire que les responsabilités ne se jouent pas à leur niveau. Certes le préfet de police a sorti de son chapeau un ancien gardien de la paix devenu major et bientôt en retraite: le lampiste parfait coupable de "copinage malsain" avec le tortionnaire de la Contrescarpe. C'est risible, c'est faire fi de l'importance que peut avoir un personnage que tout le monde savait être l'homme de confiance du président de la république sur tout fonctionnaire qui n'a pas cette relation. En effet le seul niveau qui compte dans ce scandale et c'est bien pourquoi il est qualifié "d'état", c'est ...

Affaire Macron

Par dimanche 22 juillet 2018 Permalink 3

L'affaire Macron sent de plus en plus mauvais. La preuve: les rats quittent le navire. Les chaines d'information en continu comme BFM ou LCI sont en boucle sur le sujet. Débats et éditoriaux transforment l'affaire du garde du corps-chargé de mission en affaire Macron, en "affaire d'état" comme elles disent, sans jamais expliquer vraiment ce qu'elles entendent par là... Affaire d'état, affaire du chef de l'état, affaire mettant en cause celui qui est garant des institutions et du respect de la constitution. Est-ce à dire qu'Emmanuel Macron a failli dans son rôle? Veulent-elles dire cela? Pensent elles à la destitution du chef de l'état? Les mots dépassent sans doute la pensée mal aguerrie de journalistes manquant de précision sinon ce serait une crise institutionnelle dans laquelle nous ne sommes pas encore plongés. Néanmoins,  une interview sur RT France mettait ce matin en exergue cette possibilité avec l'article 68 de la constitution. Une députée de LREM Sonia Krimi qui doit tout à Emmanuel Macron, se répand dans les médias: ""Je ne comprends pas pourquoi Alexandre Benalla n'a pas été viré le 2 mai" et de préciser se sentir "abasourdie" par cette affaire. "On avait été élus pour la transparence. Ça ressemble au vieux monde". ...

Affaire Benalla

Par samedi 21 juillet 2018 Permalink 3

"Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es!" Emmanuel Macron s'est entiché d'Alexandre Benalla. Tout le passé de ce dernier aurait dû éloigner un président de cet individu mythomane, mégalomane, violent. Au lieu de ça, Emmanuel Macron, à tel point lié avec son homme de main, garde du corps, chargé de mission, laisse croire depuis le premier mai que la police s'est rendue coupable d'agression vis à vis d'au moins deux manifestants et ne dévoile pas l'identité du véritable fautif. Le président de la république ment par omission et laisse accuser, à la place de Benalla, tout un service de l'état chargé du maintien de l'ordre. Mieux, le régime persévère en appelant encore à la rescousse l'Inspection Général des Services pour soi-disant éclairer le débat bien que Benalla, l'indiscutable tortionnaire, (comment définir autrement que par torture le  méchant coup de talon asséné sur un homme à terre?) ne soit en rien policier. Ce monsieur a ainsi failli bénéficier d'une impunité totale avec la complicité forcée du ministre de l'intérieur Gérard Collomb préférant sacrifier les policiers dont il est le chef que de dénoncer l'ami de son président. Gérard Collomb a trahi sa propre administration! Qui le lui a ...