Acte 13 des Gilets Jaunes à Paris

Par dimanche 10 février 2019 Permalink 8

Plusieurs aspects ont marqué l'acte 13 ce samedi. Le premier: c'était la troisième manifestation des gilets jaunes dans la capitale en 8 jours, samedi 2, mardi et hier. Personne ne le signale mais c'est beaucoup. Surtout, à chaque fois, il y a du monde pour clamer son mécontentement. Et la population française continue sans lassitude d'approuver le mouvement. Le deuxième: on se serait cru revenu au mois de décembre avec les exactions, les bandes, la violence. La photo en une, celles ci-dessous en donnent un aperçu. Le parcours était totalement inadapté au monde qu'il y avait quoiqu'en disent les médias qui relaient toujours aussi servilement les chiffres du ministère de l'intérieur. Les rues bien trop étroites pour faire passer un tel cortège. Cela a abouti aux détériorations qui ont parsemé la journée. Mais une chose, aussi, que je n'avais pas encore vu a produit de nombreux heurts: la présence policière armée et casquée au milieu de la manifestation. Incroyable provocation! Les dirigeants français veulent de la casse et font tout pour, dans l'espoir de décrédibiliser le mouvement. Macron et Castaner jouent avec le feu et ça finira mal. Le troisième: les pancartes étonnantes que je mets ci-dessous. Je ne les avais ...

Pierre-Paul Rubens (1577-1640)

Par samedi 9 février 2019 Permalink 1

Pierre-Paul Rubens a l'art de donner à ses tableaux de l'animation, du mouvement, de la vie. Son existence est sur le même tempo. Ses commandes affluent de toute part. Des artistes de l'époque viennent suivre nombreux son enseignement heureux de travailler sous sa direction. Après qu'il ait peint une petite esquisse, ses élèves exécutent le gros de l'oeuvre. Le maître ne revient qu'à la fin pour rectifier, embellir, amener cette magie qui fait de ses compositions des chefs d'oeuvre. Sa réputation à travers l'Europe est extraordinaire. Il magnifie les puissants et sert leur politique par des toiles exaltant leurs vertus. Rubens, voyageant d'une cour à l'autre en grand seigneur, remplit aussi des missions diplomatiques. Mais toujours l'art reste au cœur de son existence et il trouve le temps de correspondre en latin avec d'autres érudits sur des sujets comme l'archéologie. Cet homme hors norme, très ami avec Jan Brueghel dit de Velours avec qui il collabore, (ce dernier peint les fleurs) a de nombreux disciples dont le plus célèbre est Anton Van Dick (1599-1641). Une exposition en 2015 à la Royal Academy of Arts de Londres avait pour titre: "Rubens et son héritage: de Van Dick à Cézanne". Il y ...

Macron sur la scène internationale: de pire en pire

Par vendredi 8 février 2019 Permalink 2

Avec qui, sur la scène internationale, Emmanuel Macron représentant, hélas, la France vis à vis des autres pays s'entend-il encore? - Ces dernières heures viennent de témoigner de la détérioration du couple franco-allemand à la suite du refus de notre président de venir à la conférence de Munich sur la sécurité la semaine prochaine. Il en voudrait à Merkel à propos du gazoduc russe qu'elle soutient. Inattendu puisque le traité d'Aix la Chapelle semblait témoigner d'un amour réciproque. - La France rappelle son ambassadeur en Italie en parlant des "provocations" du gouvernement italien. "La campagne pour les élections européennes ne saurait justifier le manque de respect de chaque peuple et de sa démocratie". Cette drôle de phrase bien mal tournée venu du quai d'Orsay semble vouloir dire que notre Macron national n'est pas content de voir que les italiens répondent à ses injures car c'est quand même lui qui a parlé de "la lèpre qui monte en Europe" après l'élection du mouvement 5 étoiles et de la ligue. - Outre manche, on n'en peut plus de l'attitude française qui chercherait à exploiter un Brexit dur pour affaiblir le Royaume-Uni et le secteur financier de Londres. Alors qu'Angela Merkel fait preuve de compréhension ...

La fusion Alstom Siemens

Par jeudi 7 février 2019 Permalink 1

Suite au veto de la Commission Européenne, la fusion Alstom Siemens n'aura pas lieu. Il y a eu divergence de point de vue entre d'un coté la France et l'Allemagne, de l'autre la Commission Européenne. Quand les premiers mettent en avant un éventuel géant chinois prêt à tailler des croupières à notre industrie, la seconde pense que le risque n'existe pas pour le moment. Les gouvernements français et allemands sont mécontents. Les actionnaires dont Bouygues, aussi. En France, l'opposition souverainiste est satisfaite et les syndicats d'Alstom sont soulagés. Les syndicats craignaient un plan social allant de paire avec la constitution d'un géant industriel. Ils sont dans leur rôle. Plus intéressantes sont les opinions de Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan. La première ne semblait pas être a priori contre le rapprochement mais trouvait le coté français désavantagée. Le second pensait radicalement qu'il faut protéger les fleurons nationaux. Plus les multinationales sont grosses, plus, automatiquement, elles portent atteintes à la démocratie. Beaucoup d'entre elles ont un pouvoir bien supérieur à celui de beaucoup d'états, en conséquence plus très souverains. La justice sociale est bafouée. La propagande qu'elles développent devient incontrôlable. S'y opposer est presque impossible. L'exemple de nos géants nationaux ...

La société du débat permanent

Par mercredi 6 février 2019 Permalink 1

La société du débat permanent ou cause toujours, tu m'intéresses! L'indignation à propos des petites phrases méprisantes sur les "jojo" de la part du président de la république ne s'est pas portée sur son idée du débat permanent. Pourtant son insolence vis à vis des citoyens qu'il est sensé diriger, y était à son comble. L'odieux de l'Elysée se permettait encore une saillie dont le dédain vis à vis du peuple français n'avait d'égal que la haine que celui-ci porte à son chef. L'attitude d'Emmanuel Macron est de plus en plus caricaturale. Plus de limite. Son racisme sociale affleure à chacune de ses prises de parole. C'est la reine de cœur d'"Alice au pays des merveilles". C'est l'antagoniste primaire du théâtre grec. On sent en lui une fureur aveugle le rendant capable de prononcer des sentences infâmes. Comme le personnage de Lewis Carroll, "Qu'on lui coupe la tête!" pourrait très bien être son expression favorite. Avec le débat permanent, on le voit là proposer un hochet aux manants pour les occuper pendant que lui, sûr de sa science, agit comme il l'entend. Grand foutage de gueule! Il n'y a qu'à voir comme il aime parler aux immigrés qui ânonnent un français maladroit, ...

Le quatrième pouvoir aux abonnés absents

Par mardi 5 février 2019 Permalink 4

La dernière tendance à la mode dans les milieux gouvernementaux est d'accuser les journalistes d'un biais éditorial trop favorable aux Gilets Jaunes. Plus c'est gros plus ça passe! Macron et Castaner s'en donnent à cœur joie pour critiquer tous les organes d'information. Ceux-ci trop contents de se faire une virginité d'objectivité relaient avec complaisance les attaques à leur encontre. On est dans la plus complète mascarade. ça fait semblant. Ces pourris se tiennent tous par la barbichette mais inventent pour le bon peuple un clivage monté de toute pièce. Joli fake sur lequel le "decodex" du "Monde" ne se penchera jamais. Pendant qu'Emmanuel Macron critique les "commentaires permanents" des chaines d'infos en continu (de quoi rire quand on entend ces commentaires justement avant tout marqués par l'esprit courtisan!), son sbire, Christophe Castaner trouve le moyen de s'en prendre au service public qu'il accuse de trop mettre en avant les violences policières (s'en prendre à France Info, la quintessence à elle toute seule de la honte en matière journalistique, est quand même gonflé!). Donc nos dirigeants qui ne veulent pas apparaître comme tenant les médias, les houspillent en réclamant qu'ils leur soient plus favorables. Grâce au Grand Débat, pas perdu pour tout ...

“On lâche rien”

Par lundi 4 février 2019 Permalink 5

Les Gilets Jaunes ont pu apparaître comme les tenants d'un mouvement consumériste. Les revendications uniquement axées sur le pouvoir d'achat manquaient d'envergure pour les personnes mieux construites politiquement. Des gens voulaient acheter. Les mesures de Macron depuis le début de son quinquennat qui les frappaient au portefeuille, les en empêchaient. Mais le temps a passé. Deux mois et demi que tout a commencé et les cris "On lâche rien" retentissent. Les derniers rendez-vous du samedi montrent qu'une remise en cause globale du système est désormais envisagée par les manifestants. Si, très rapidement, ils s'en sont pris physiquement, matériellement aux banques, des pancartes contestent dorénavant la politique monétaire de la BCE. Mais ce n'est pas tout. Samedi dernier, des Gilets Jaunes qui n'étaient pas des Black blocs, critiquaient directement notre monde envahi par les médias et la publicité (voir photos). La révolte grandit quittant l'adolescence pour entrer dans la maturité. La crise de 2008 deviendra-telle l'an zéro d'une époque nouvelle? Voilà plus de 10 ans que la fortune des riches croît incroyablement. Non seulement à part quelques lampistes, ils n'ont jamais payé leurs dérives, mais ce choc économique leur a permis de s'enrichir sur le dos des autres. Bien joué et merci ...

Les Black blocs chez les Gilets Jaunes

Par dimanche 3 février 2019 Permalink 4

De Bastille, 250 à 300 Black blocs arrivèrent vers 15 heures place de la République. Je savais qu'ils venaient. L'un d'entre eux avec sa sono passait "Le chant des partisans" le long du boulevard Beaumarchais. On s'était regardé. "C'est pour bien les chauffer", me dit-il. "Très juste!". Mais je ne savais pas qu'ils s'organiseraient pour faire une entrée remarquable. Et quelle entrée réussie! Ils marchaient vite. Les gens s'étaient effacés devant eux. Les premiers alignés. Encagoulés. Gilet jaune pour certains sur leur sweet à capuche noir. Mots d'ordre anti-gouvernemantaux scandés à voix forte qui mettaient l'ambiance. Et c'est vrai qu'ils galvanisaient la foule des manifestants. Tout le monde comprenait qu'ils allaient en découdre. Personne ne leur reprochait. Direction les Grands Boulevards. Là, des gendarmes attendaient. En travers du boulevard St Martin. Après ce fut comme d'hab... Les deux camps s'observèrent comme dans un western de Sergio Leone. Puis la police voulut faire reculer. Jets de projectiles d'un coté. Canon à eau et bombes lacrymogènes de l'autre. Les gaz sont de plus en plus forts. Perso, les yeux rouges toute la soirée et la peau des joues irritée aussi. Masque oublié comme un crétin... Les gendarmes chargèrent plusieurs fois. A chaque ...

Verlinde, Claude né en 1927

Par samedi 2 février 2019 Permalink 1

Les tableaux de Claude Verlinde boudés des musées français mais recherchés par les collectionneurs, sont exposés dans le monde entier, des États-Unis au Japon, de Bruxelles à Montréal. Ce français aux parents flamands intègre l'académie de la Grande Chaumière. Ses origines peut-être le poussent à s'inspirer de la peinture fantastique primitive avec des maîtres tels que Cranach, Bosch, Ensor. Il participe dans les années 60 au réalisme fantastique, mouvement de contre culture qui aime à s'intéresser aux phénomènes paranormaux, à l'alchimie, aux anciennes civilisations disparues, aux ovnis et à la futurologie. Il écrit dans la revue Planète fondée par Louis Pauwels qui met en exergue: "Rien de ce qui est étrange ne nous est étranger". Dans son atelier, se trouvent des livres sur l’alchimie, l’anatomie, les ex-voto... Avec un tel pedigree, vous devinez que les peintures de Claude Verlinde sont étranges, déconcertantes, inquiétantes. Et ça ne fait même pas peur à ceux qui apprécient son travail. La preuve: Le tableau en une, ronde surréaliste de 1972, 46 x 61 cm, était estimé entre 8 000 et 10 000 € lors d'une vente chez Quimper enchères le 13 décembre 2014. Celui ci-dessous intitulé "le parfum" se vendit 20 000 € plus ...

Venezuela

Par vendredi 1 février 2019 Permalink 1

On ne les croit plus! L'Union Européenne reconnait Guaido comme nouveau président du Venezuela en accusant le régime de Maduro d'horreurs diverses. Peut-être ou pas... Le même coup a été joué en Libye. Ou quand le régime soviétique est tombé les russes ont vécu la galère jusqu'à l'arrivée de Poutine qui a redressée la barre avec un cap qui ressemble à celui du XXe siècle là-bas. Dans les pays de l'est, 15 ans après, ils étaient nombreux à regretter le temps du communisme. A chaque fois la démocratie bafouée est mise en avant par l'occident pour justifier ses ingérences et ses tentatives de domination. Démocratie bafouée... Et chez nous? Bloomberg affirmait l'autre jour en gros titre que le régime de Macron est pire que celui de Poutine. Mais il faudrait applaudir des deux mains un nouveau leader à 8 000 km de chez nous. Le pays est probablement coupé en deux mais les manifestations contre le régime sont toujours filmées en plan serré et il est impossible de se rendre compte du monde qu'elles mobilisent. Si les Etats Unis, le Brésil, l'UE veulent à tout prix voir partir Maduro, la Russie, Cuba, l'Afrique du Sud, la Chine, la Bolivie, l'Iran veulent ...