Le parti ISLAM de Redouane Ahrouch

Par Mercredi 11 avril 2018 Permalink 8

"C'est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire" avait déclaré, il y a quelques années, l'algérien Houari Boumédiène. "Le mouvement est lancé"  dit maintenant, avec un léger accent belge, Redouane Ahrouch, leader du parti ISLAM d'outre-Quiévrain. D'un ton faussement candide, sa pensée profonde s'exprime à voix haute: -"Il est tout à fait naturel d'aboutir à un état islamique". -"En Belgique?" demande un journaliste incrédule. -"En Belgique, bien sur!" Evidemment les quelques médias qui ont mentionné l'interview, ont minimisé l'importance du parti qui va néanmoins présenter à Bruxelles de nombreux candidats pour les municipales d'automne. Il faut dire qu'il n'est pas très présentable, malgré ses airs de gros nounours, le dirigeant politique qui ne sert pas la main des femmes: application de la charia, séparation des sexes, rétablissement de la peine de mort, pénalisation de l'avortement, incitation au mariage dès l'adolescence et toutes les joyeusetés imaginables dont le coran a le secret... Mais, en fait, c'est assez vrai qu'il ne devrait pas obtenir tellement de voix au prochain scrutin. Cependant,  la raison n'est pas celle que la bien pensance représentée par quasiment tous les journaux occidentaux, semble avancer en faisant croire que ses idées sont minoritaires. Elles ne le ...

Services publics et fonctionnaires

Par Mardi 10 avril 2018 Permalink 5

Il faut comprendre le mot fonctionnaire employé dans le titre par commodité au sens large, sens englobant le statut des cheminots par exemple. Le gouvernement et les syndicats sont volontairement dans une sémantique confuse. Le gouvernement, dans sa volonté de démanteler les services publiques mélange sciemment services publics et fonctionnariat. Les syndicats font croire que le statut de fonctionnaire du personnel est irrémédiablement lié à la qualité du service public. Le citoyen n'est plus qu'un alibi dans le conflit. Tout le monde sent bien que le statut des fonctionnaires est injuste par rapport à celui du reste de la population. Il ne retrouverait sens que si le secteur privé payait mieux ses salariés, que si les travailleurs indépendants n'étaient pas obligés pour joindre les deux bouts de travailler 60 heures par semaine. Si évidemment le mot privilège, employé dans certains sondages d'opinion ou par des médias cherchant à cliver la population, est complètement exagéré pour parler des fonctionnaires, il permet de créer une guerre larvée entre pauvres ou moyens pour mieux faire oublier les vrais privilégiés, riches et débarrassés de leurs obligations sociales. Le gouvernement veut à tout prix équilibrer les comptes publics pour maintenir un système qui ne profite qu'à ceux ...

And the winner is Viktor Orbán

Par Lundi 9 avril 2018 Permalink 3

Mais déjà cela commence avec une explication toute faite pour expliquer la victoire en Hongrie du premier ministre sortant: la presse muselée à la gloire de la pensée unique populiste... En effet Viktor Orbán est le chantre du populisme, cette chose horrible qui prend en compte les aspirations citoyennes instinctives, non passées au crible des idées mondialistes fumeuses des idéologues rancis. Viktor Orbán aime son pays tel qu'il est et ses racines chrétiennes oubliées pendant une partie du XXe siècle. Viktor Orbán est au pouvoir depuis 2010 et voit sa popularité croître année après année. Pourtant quoiqu'en disent chez nous les médias, les élections n'étaient pas jouées d'avance mais sa légitimité est aujourd'hui bien plus grande que celle d'une Merkel ou d'un Macron. La pensée mondialiste de son opposant George Soros, milliardaire hongrois sans scrupule qui a, entre autre, en son temps,  mis à genou la Grande Bretagne et au chômage des centaines de milliers de travailleurs britanniques,  a été laminée. Tant mieux et l'Union Européenne qui a fait de cet homme une sorte d’idole, subit encore une défaite démocratique. Démocratique, bien sur, puisque, si incontestablement les journalistes hongrois ont avant tout prêché pour Viktor Orbán, leur engagement correspond, ni plus ni moins, dans ...

Paulin, Pierre (1927-2009)

Par Dimanche 8 avril 2018 Permalink 1

Le citoyen connait Pierre Paulin pour avoir visité ou vu à la télé la salle à manger et le fumoir qu'il a aménagés dans les appartements privés de l'Elysée pour les Pompidou en 1971. Ces curieuses pièces ont séduit François Mitterrand qui dix ans plus tard demande au designer de meubler son bureau du salon doré. On retrouve la patte de cet officiel de la création française de la deuxième partie du XXe siècle à la maison de la radio, à l'exposition universelle d'Osaka en 70, à la gare de Lyon, à celle de Versailles, sur Airbus pour Air Inter, etc... Etudiant à la prestigieuse école Camondo, Pierre Paulin est d'abord sculpteur comme son grand oncle avant de se lancer dans le design comme son oncle, designer automobile. Cette voie lui apporte gloire et célébrité en lui permettant de mettre son imagination débridée au service d'une époque férue de concepts novateurs. Ses meubles sont demeurés des pièces emblématiques des années 70 et les créations de Pierre Paulin très datées attirent les collectionneurs. La table basse en une (h 31 cm, diam 100 cm) dessinée pour l'Elysée en 1972 avec un piétement éclairant fit chez Drouot estimation en mars 2017 50 840 €. ...

Fouace, Guillaume (1837-1895)

Par Samedi 7 avril 2018 Permalink 1

Guillaume Fouace ne fait pas partie de ces frondeurs marquant l'histoire de l'art à partie des années 1860 qu'on appellera plus tard les impressionnistes. Tous rejetés du Salon, lui y expose sans peine à partir de 1870. Sa facture classique aux tons sombres plait. Ses origines paysannes ne poussant pas l'artiste à se révolter contre ses aînés, il présente de très académiques portraits et paysages exaltant des existences modestes et silencieuses pour la plupart de sa région natale, la Normandie. Les choses en seraient restées là et Guillaume Fouace ne serait qu'un bon barbouilleur de plus parmi des dizaines d'autres au XIXe siècle, si celui-ci ne s'était mis à peindre des natures mortes. Toute son hyper sensibilité apparaît alors dans des arrangements méticuleux et intimistes et sa technique fait des prouesses. Les amateurs d'art d'aujourd'hui ne s'y trompent pas. Ce sont avant tout les natures mortes de Fouace qu'ils veulent s'offrir et ils sont prêts pour ça à dépenser des milliers d'€. Le plateau d’huîtres en une, une huile sur toile de 1883, avec une étiquette d'exposition de la galerie Charpentier, fut adjugé le 10 juin 2017 à Vannes par Jack-Philippe Ruellan ovv, 24 800 €. Le fromage sous cloche,  ci-dessous, ...

Journalisme de complaisance

Par Vendredi 6 avril 2018 Permalink 9

Quand Macron va à Saint Denis écouter le chœur des jeunes filles de la légion d'honneur, il s'effraie de rencontrer les parents d'élèves et les professeurs des lycées de Stains et St Denis venus réclamer plus de sécurité. Quand Macron va à Rouen, il est bousculer par le personnel hospitalier qu'il ne peut cette fois éviter. Les cheminots en profitent pour le huer par la même occasion. Quand Macron tente de réformer les institutions, le président du sénat Larcher fulmine contre l'exécutif. Quand Macron cherche à rendre sélectives les études universitaires, les facs de Toulon, Nancy, Montpellier, Paris VIII se mettent en grève. Quand Macron, président des riches trône à l'Elysée, Carrefour ne se gêne plus pour proposer des bons d'achat à ses salariés en grève à la place d'augmentations de salaire. Indéniablement le printemps 2018 se complique. Les médias tentent bien de relativiser et de ne surtout faire aucun lien entres les mouvements sociaux, ceux-ci prennent doucement de l'ampleur. Le journalisme de complaisance vis à vis du chef de l'état s'inquiète. A 20h hier soir sur BFM politique on sentait que rien n'allait plus. Quatre commentateurs voyaient leur idole malmenée et souffraient avec lui au point que Ruth Elkrief, la ...

Drouot: Vente courante avec Félicien Rops ou pas!

Par Jeudi 5 avril 2018 Permalink 1

Hier à Drouot, chez Tessier Sarrou ovv, une bonne vente courante était organisée. Une bonne vente courante comme on n'en voit de moins en moins, hélas! Des objets divers et variés sur lesquels les acheteurs prennent leur responsabilité, pas de liste, pas de catalogue, sont proposés à une cadence élevée ne laissant que peu la place à l'hésitation de la part de celui qui est intéressé. Il faut foncer ou ne pas acheter. On n'est jamais tout à fait sûr, jusqu'au moment de rentrer chez soi, d'avoir acquis quelque chose de bien ou une cochonnerie de plus; il a fallu décider vite en faisant confiance à son coup d’œil! ça n'empêche pas une ambiance sympathique dans la salle comble grâce au commissaire priseur détendu. Son rôle est aussi d'être cool car les enchérisseurs ne doivent pas stresser, ni se poser trop de questions. Donner du rythme sans créer de tension est une alchimie pas facile à réussir... Donc, salle 1, au premier étage de l'hotel Drouot, la vente à l'encan débuta comme d'habitude par des livres. Les libraires parisiens s'agglutinaient autour de chaque lot proposé laissant peu de chance, à celui qui n'en était pas, d'acheter quoique que ce soit. D'ailleurs ...

Un migrant nigérian et nos douaniers en Italie

Par Mercredi 4 avril 2018 Permalink 3

Il y a quelques jours, les douaniers français ont couru derrière un migrant nigérian jusqu'en Italie. Ils le croyaient coupable de trafic de drogue, fait qui n'a pu être prouvé. Sombre histoire! Alors que nos africains dealent presque impunément dans le métro parisien, nos gabelous franchissent les frontières pour récupérer un simple suspect. Evidemment aucun argument ne dit qu'il n'était pas loin de mal faire... Mais quand même, quel acharnement! Les italiens sont outrés. "Comment, comment, disent -ils en substance, nous avons chez nous un honnête nigérian et vous voulez nous le piquer!!! ça ne se passera pas comme ça. C'est un très grave incident diplomatique. Mama mia!" La politique intérieure italienne s'en mêle et la future majorité reproche aux sociaux démocrates de laisser entrer n'importe qui et en particulier des français! Donc l'entreprenant migrant avec des papiers italiens, converti certainement dans l'import-export vus les fréquents voyages vers la France qu'il effectue au point d'être connu des douaniers français, devient aux yeux des italiens et surtout des ong italiennes, avouons-le, une chance pour la péninsule, chance opprimée par une France probablement jalouse! Un businessman, ce n'est pas si fréquent! Bon, on ne sait pas trop ce que pense la population qui ...

Colère sociale

Par Mardi 3 avril 2018 Permalink 5

La colère sociale va enfin devenir visible. Celle des chômeurs, des temps partiels, des petites gens n'a aucun poids politique. Les dirigeants la regarde de haut, lèvent les sourcils et poursuivent leurs objectifs. En revanche, la colère des salariés mieux insérés que les premiers, dont le travail a un impact sur la vie de la nation, pose un vrai problème à la ploutocratie. Ce sont des heures de travail perdues, des chiffres d'affaires amoindris, des bénéfices érodés quand les conflits durent. Une convergence des luttes naît en ce printemps 2018. La SNCF (concurrence et statut), Air France (salaire), Carrefour (salaire), le secteur de l'énergie (salaire), les éboueurs (salaire), les étudiants (sélection à l'entrée du supérieur) ont commencé. Imaginons un instant que demain les enseignants rarement en retard d'une grève, la poste idem, les raffineries, les routiers vu le prix du diesel rejoignent le mouvement et le pays est totalement à l'arrêt. Ce n'est pas utopique de penser ça possible. Quand les citoyens auront compris qu'ils ont beaucoup moins à perdre que leurs patrons (du public ou du privé), les raisons pour eux de rentrer dans le rang seront difficiles à trouver et ce n'est pas la propagande Bouygues, Drahi ou ...

Les médias s’attaquent au droit de grève

Par Lundi 2 avril 2018 Permalink 11

Le début des conflits sociaux du printemps débute demain, lundi de Pâques oblige. La grève à la SNCF est très médiatisée. Les journalistes qui se sont octroyés la tache de relayer les réformes du gouvernement avec un biais ultra positif, ont choisi l'angle des usagers en faisant un tableau très noir de ce qu'il va leur arriver. D'ailleurs ces journalistes n'ont pas vraiment choisi; les communicants de l'Elysée leur ont dit d'agir ainsi. Tant mieux, les médias préfèrent les consignes claires, ça leur évite de se tromper, de gaffer! Tout l'appareil d'état est donc mobilisé pour faire de cette grève une épouvantable catastrophe du moins a priori. Il faut épouvanter le français. Même des panneaux indicateurs sur l'autoroute ce week-end le mettaient en garde sur ce qui se passerait à partir de lundi soir. Et ça semble épique! Terrifiant! Apocalyptique! Aucune des difficultés à venir pour le travailleur n'est prise à la légère. Au contraire, elle est amplifiée le plus possible. Seul compte le mal être à venir de celui qui va au boulot en train. Les interviewers se délectent de micro trottoirs tragiques où l'usager, le client, on ne sait, se retrouve complètement coincé. Bons princes, les commentateurs y vont ...