Du bonnet phrygien au gilet jaune

Par lundi 26 novembre 2018 Permalink 1

Le gouvernement veut organiser le mouvement des gilets jaunes. Ce n'est pas innocent. Cette manière de faire est juste un moyen de diviser les insurgés. Aucune révolution n'est organisée à son commencement. Elle est récupérée intellectuellement ensuite comme en Russie où les futurs leaders communistes ont rapatrié de Suisse et d'ailleurs quand ils ont vu que la mayonnaise prenait. La prise de la Bastille n'a jamais été théorisé avant le 14 juillet. Un type dans le cortège des révolutionnaires plus violent que les autres, plus prêt à en découdre a dû hurler "à la bastille", un autre l'a suivi en incitant aussi la foule à y aller et c'était parti et on a pris la Bastille et l'ancien régime s'est effondré par la suite. Le gilet jaune n'est pas encore assez catégorique, assez jusqu'au-boutiste pour être déjà repris en main par des chefs. Le temps des cahiers de doléances structurés, clairs, cohérents n'est pas encore venu. L'état ne tremble pas suffisamment. Les dirigeants sont toujours dans la manipulation. Ils biaisent, jouent au plus fin en noyant le poisson avec l'"ultra droite", comme ils disent. Trop tôt donc, beaucoup trop tôt pour les si chéris corps intermédiaires. Il faut qu'au Château, Macron ...

Ah! Les casseurs!

Par dimanche 25 novembre 2018 Permalink 1

Même si on a l'habitude, certains matins nous écœurent à cause des infos. Tous les médias reprennent les chiffres ridicules du ministère de l'intérieur sur la participation sans émettre la moindre suspicion alors qu'ils sont à l'évidence complètement faux. Il suffisait d'être aux Champs Elysées pour voir cette foule d'est en ouest de l'avenue. Et leurs reporters qui y étaient, le savent bien. Mais dans le monde de l'actu-entertainment français, le réel ne compte pas, seul compte ce qu'on va pouvoir fourrer dans la tête des gens. Tous ces présentateurs plus pourris les uns que les autres s'appliquent comme des chiens à obéir à leur maître, à répéter la bonne parole gouvernementale. Il y va de leur carrière. Il faut ramper pour avoir un avenir. Alors ils rampent et ils lèchent. A les entendre, l'impression qu'il n'y avait que des casseurs à la manifestation, prend forme. C'est pourtant juste un mensonge. Qu'à la nuit tombée, il ne restât que quelques voyous, c'est possible, probable même. Mais toute la journée, des citoyens parcoururent les rues asphyxiés par des gaz tombant comme à Gravelotte, avec ténacité et dans le calme. Oui, dans le calme. Oui, avec la haine d'un gouvernement injuste, avec la ...

Les gilets jaunes sur les Champs Elysées

Par samedi 24 novembre 2018 Permalink 3

Les gilets jaunes sont très très nombreux autour des Champs Elysées, plus nombreux que la semaine dernière. Quelques photographies par ordre chronologiques (exceptée celle en une, la dernière que j'ai prise)entre 11h ce matin et 14h30. Les télés racontent n'importe quoi. Je n'ai pas plus vu l'ultra droite que l'extrême gauche. J'ai vu des jeunes qui créaient une ambiance insurrectionnelle, certes, mais jamais dangereuse pour ceux qui les entouraient. Tout le monde prend des photos, tourne autour des feux allumés ou des barricades. J'ai sorti mon appareil avec moins de crainte que je n'en aurais eu en temps normal! Ce n'est pas bon enfant pour autant. Tous les gilets jaunes sont en rébellion. Tous veulent en découdre avec le pouvoir. En face les forces de l'ordre ont d'abord voulu tenir les Champs Elysées à l'écart de la révolte. Ils n'ont pas pu. Les manifestants étaient en masse et les accès à l'avenue bien trop nombreux pour tous les bloquer. Elles ont cédé, non sans envoyer à tout bout de chant des grenades lacrymogène. Même des toits des immeubles, ils en envoient encore sans discernement. Les ordres de Castaner sont manifestement de créer de l'insécurité et de la violence. Il se ...

Le négoce à l’ hôtel Drouot

Par jeudi 22 novembre 2018 Permalink 1

Le négoce était très présent hier dans les différentes salles de l’ hôtel Drouot, proposant de la marchandise de bonne qualité, de celle qui est sortie à la fin des printemps et à la fin des automnes. J'ai relevé trois exemples montrant l'attitude des professionnels de l'art face à ces ventes à l'encan. Constantin Andréevitch Terechkovitch (Moscou 1902- Monaco 1978) est typiquement ce qu'on appelle un petit maître, de ceux qui ne font pas de bruit mais dont la peinture séduisante et gaie rend la cote imperturbablement stable au fil des ans. Le tableau en une (100 x 73 cm) fut acquis chez Lynda trouvé ovv par le négoce du quartier Drouot à 9 106 €. L'affaire ne sera pas très juteuse mais quand le risque est minime, il n'y a jamais de grandes marges... Deuxième exemple avec le dessin plein de qualités, d'Albert Marquet, ci-dessous, auquel ma photo ne rend pas hommage... L'estimation dérisoire pour cet artiste à 300-400 € chez l'honnête maison de vente Blanchet ovv, devait agacer une marchand qui, quand il s'aperçut que les enchères ne s'envolaient pas, proposa à haute voix un jump entre 400 et 1500 €. ça étonna un peu le crieur et commissaire priseur ...

Du consentement à l’impôt

Par mercredi 21 novembre 2018 Permalink 1

L'actualité se télescope ces jours-ci à propos du consentement à l’impôt. Carlos Ghosn est arrêté au Japon pour fraude fiscale. Le mouvement des gilets jaunes naît avec la prise de conscience que la charge des impôts est un insurmontable fardeau imposé par l'état. A chaque extrémité de l'échelle sociale, sa rébellion! Si le cas du PDG de Renault-Nissan n'est guère justifiable, le vif mécontentement de la population sur la multiplication des taxes à son encontre s'explique. Dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, l’article 13 affirme la nécessité de l’impôt et les articles 14 et 15 mettent l'accent sur le consentement à celui-ci, son acceptabilité en fonction de la part prélevée ou de ce qui est fait des deniers publics. Carlos Ghosn voit dans l'accumulation égoïste de son fric une raison d'être; comme dorénavant la plupart des multinationales et des milliardaires, il s'estime devoir être exonéré d'impôt le plus possible. "Optimisation fiscale" est d'ailleurs l'expression inventée pour rendre tolérable cet état d'esprit par les citoyens. Les gilets jaunes, loin du pays merveilleux de l'optimisation fiscale, demandent, comme dans toutes les jacqueries, qu'il leur reste juste assez pour survivre après avoir payé les taxes. La ...

Ecologie et immigrationnisme

Par mardi 20 novembre 2018 Permalink 1

Le plus dur commence pour les gilets jaunes. Le gouvernement et les patrons de presse milliardaires sonnent la fin de l'éphémère indépendance journalistique qui avait vu le mouvement présenter avec sinon de l’empathie, du moins de la neutralité, par les médias. La possibilité de s'exprimer a été donné largement aux porte-parole de la rébellion qui s'en sont servis le plus souvent avec intelligence recentrant toujours les questions sur les problèmes de leur vie quotidienne partagés par tous les français. La mise en accusation des barrages et des manifestations se substitue à cette phase. Les chiffres sur les centaines de blessés sont totalement exagérés mais servent à Castaner à disqualifier les gilets jaunes pour arrêter l'ampleur de la contestation. Quand une journaliste, sur place, évoque maintenant la provocation des CRS elle immédiatement coupée par sa chaîne, dans ce cas France 3. Les deux points de doctrines concernant l'écologie et l'immigrationnisme sont devenus fondamentales et incontestables. Ce sont celles des grandes organisations internationales qui couvent les dirigeants occidentaux qui les suivent. L'écologie autorise fallacieusement à taxer les contribuables sous couvert de transition, transition mot important insinuant un court laps de temps alors qu'incontestablement ça durera. L'immigrationnisme contribue à contenir les salaires grâce à ...

Philippe cause dans le vide

Par lundi 19 novembre 2018 Permalink 3

A la logorrhée verbale du président Macron sur TF1, il y a 4 jours, a suivi l'état de sidération du premier ministre Philippe, hier, sur France 2. Il n'avait rien à dire aux gilets jaunes sinon que la hausse du carburant serait maintenue. C'était un peu court. Même son parallèle avec le cap qu'on ne change pas quand il y a du vent était idiot. Tout marin lui expliquera qu'à moins d'être suicidaire personne en mer ne se dirige droit vers un gros coup de vent parce qu'un gros coup de vent, Edouard, ça se contourne. D'ailleurs toutes ces taxes et ces impôts sont là pour contenter la doctrine allemande de l'équilibre budgétaire. Nos dirigeants agissent comme de bons petits soldats sous les ordres de Berlin. Macron était encore aller se soumettre ce weekend à la chancelière qui l'a congratulé. Il était fier comme Artaban. D'autres mauvais français ont agi comme ça pendant la guerre; certains étaient même dans les derniers à défendre le bunker d'Hitler! Alors que les batteries électriques sont véritablement une bombe à retardement, le prétexte de l'écologie est néanmoins repris par toute la presse, toujours aux ordres, pour discréditer la contestation populaire. Alors qu'on ne cesse de parler ...

Macron démission

Par dimanche 18 novembre 2018 Permalink 1

Macron démission! Macron! Démission! Macron! Démission! Le mot d'ordre était scandé à plein poumon hier autour de l'Elysée. Il a entendu. Pas possible autrement. Une Marseillaise fut chantée jusqu'au bout aussi devant les CRS faisant barrage placés à coté du Bristol, Faubourg Saint Honoré. Avec une certaine candeur certains les encourageaient à déserter, à se retourner contre leurs chefs. Ils ne répondaient pas. Alors d'aucuns tentèrent de les contourner par le nord. Une petite rue. Ils étaient là aussi. Des projectiles fusèrent. Rien de bien dangereux. Et les CRS d'envoyer des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Un peu rapidement. Sans charger néanmoins. Mais ça suffit pour faire reculer tout le monde. Tout le monde. Les rues n'étaient pas fermées à la circulation. Incroyable! Le ministère de l'intérieur espérait surement un incident, un accident. Mais la foule de manifestants laissaient passer tranquillement les quelques véhicules qui s'aventuraient. Pas de chance Castaner! Pourtant les gilets jaunes n'étaient pas bon enfant hier. La colère grondait. Terrible. Tenace. Hargneuse. Ceux qui étaient là ne venaient pas faire acte de présence. Non. Ils en voulaient au gouvernement. Ils en voulaient surtout au président. Ils l'auraient lynché s'il était sorti. Des cris "à l'échafaud" s'échappaient parfois. ...

Gilets jaunes, la révolte

Par samedi 17 novembre 2018 Permalink 1

La révolte des gilets jaunes commencent. Jusque là Emmanuel Macron avançait ses pions de manière volontairement si dispersée qu'aucune cohésion sociale contre son projet n'avait vu le jour. Les journalistes, niant effrontément le mécontentement populaire, l'aidaient dans sa tache. Mais, d'ailleurs, une révolte contre les baisses d'impôt des riches n'était guère mobilisateur, une autre pour le maintien des avantages des cheminots qui, il faut le reconnaître, ont détruit le chemin de fer français, non plus, quant aux retraites, les gens concernés même agacés ayant voté pour les dirigeants actuels, ne pouvaient décemment faire grand chose. Mais il y eut cet été l'image présidentielle qui se détériora. Il y eut la promesse de la baisse de la taxe d'habitation qui ne fut pas tenue alors que toutes les autres augmentations passées et à venir étaient scrupuleusement respectées. Et ces augmentations touchant tout le monde rameutent le ban et l'arrière ban de la société, du travailleur indépendant au salarié. Cette façon de prendre les gens pour des cons en proclamant la main sur le cœur vouloir favoriser le travail en donnant d'une main quelques miettes aux petits revenus pour récupérer au centuple tout ce qu'on a fait semblant de céder de l'autre, devient ...

La policière Maggy Biskupski

Par mercredi 14 novembre 2018 Permalink 3

La policière Maggy Biskupski s'est suicidée. C'est le soixante et unième policier ou gendarme depuis le début de l'année à se donner la mort. Même si, les causes sont probablement multiples, le phénomène reflète une angoisse des fonctionnaires professionnels du maintien de l'ordre. L'état, nos dirigeants politiques, a décidé d'accepter une situation désormais claire mais non dite. Certaines zones en France ne sont plus soumises aux lois de la république. Cette lâcheté des supérieurs et des élus participe, par ses conséquences, très largement à la cause du malaise dans la police. Cette dernière ne pénètre plus ces territoires en temps normal ne s'y rendant, comme les pompiers ou le samu d'ailleurs, qu'avec gilets pare-balles, en cas de rixes trop appuyées provocant des incendies, des blessés graves, voire des morts. Les français sont outrés par cet état de fait qui nuit en plus à leurs déplacements. La police et la gendarmerie perdent de leur aura et l'opinion publique accepte de moins en moins d'être verbalisée pour des contraventions ou de petits délits alors que la population issue de l'immigration, puisque c'est d'elle dont il s'agit, se voit libre de commettre toutes les infractions à la loi qu'elle veut. Ce deux poids deux mesures ...