Oscars: Pas de récompense pour le frenchie nanard

Par lundi 10 février 2020 Permalink 1

Hier à Hollywood, “Les misérables”, film qui accumule les clichés bien pensants où la police est un nœud de vipères, où les imams sont de grands pacificateurs, où les quartiers sont pleins de jeunes qui naissent bons mais sont corrompus par la société, “Les misérables”, donc, n’a eu aucun prix aux Oscars. La laborieuse resucée d’un aphorisme de Coluche “Si la société nous rejette, c’est parce qu’elle veut oublier que c’est elle qui nous a créés” pris au premier degré, ne convainc que nos médias qui n’ont pas économisé leurs forces pour promouvoir le nanard.

Mais ailleurs, là où il est possible de s’affranchir d’un politiquement correct mortifère, le génie de notre diversité laisse de marbre. Les étrangers sont mêmes accablés de voir ce que la France est devenue, de voir comme les français se renient. Le choix de l’Oscar du meilleur film pour une oeuvre sud coréenne n’est d’ailleurs pas anodin. Si Hollywood reste sensible aux problèmes sociétaux du XXIe siècle, il met à l’honneur l’un des pays qui a su rester lui-même. Tout l’inverse de la France. C’est sans doute la pulsion de vie américaine qui veut ça, son acharnement à faire d’un pays jeune un pays éternel.

Notre vieux pays millénaire démontre qu’une culture peut mourir. Cette vision tragique de l’histoire est en complète opposition avec les rêves américains. La France fait peur. La France est devenue un repoussoir, un cauchemar, alors qu’un pays comme la Corée du Sud rassure avec des traditions immuables. Si l’éternité effraie moins grâce à ce qui survit après la mort, la France qui fait avec acharnement table rase de ce qu’elle est, n’apaise pas l’angoisse, l’exacerbe plutôt.

La victoire de “Parasite” prouve encore que pour éclairer la planète une culture se doit avant tout de perdurer.

Frédéric Le Quer

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