ONET ou d’autres… Un système en péril

Par mardi 12 décembre 2017 Permalink 13

Dans le groupe Onet spécialisé dans le nettoyage, les mouvements de grèves sont récurrents. Ces derniers mois, par exemple, sur les chaines de montage de l’A 330, dans la manutention des pneus Michelin, dans celle des chariots de l’aéroport de Nice et maintenant dans les gares SNCF de la banlieue nord, des conflits avec la direction se sont difficilement réglés. L’entreprise tente à chaque fois d’imposer de très médiocres conditions de travail et de salaire à des employés sans qualification. Quand ces derniers se rebellent, incapables de vivre de leur revenu, la firme est toujours condamnée par la justice, sinon elle passe entre les mailles du filet et baisse les primes, les salaires, les conditions de travail.

Le comportement de cette entreprise est emblématique de la situation actuelle. Des travailleurs immigrés qu’on fait venir d’Afrique, sont mis en esclavage, le mot n’est pas trop fort quand on regarde leurs revendications. Par exemple ils avaient dans les gares parisiennes 1,80 € pour leur gamelle du midi (oui je sais, on dit plateau repas!) et réclament maintenant un peu plus! Le reste est à l’avenant. Donc ce sont des gens qui n’avaient rien dans leur pays d’origine et qui n’ont guère de chance d’avoir un jour quelque chose ici. Le système les fait venir pour les exploiter craignant lucidement de ne pas pouvoir exploiter pareillement l’autochtone.

Ces entreprises gagnent énormément d’argent. Le salaire des dirigeants est faramineux. Pour obtenir de tels résultats elles détruisent leur pays, notre pays, suppriment le lien social en imposant une main d’oeuvre étrangère dont on pourrait bien se passer si elles savaient raison garder. L’enrichissement à outrance de quelques uns impliquent l’incertitude pour tous les autres. Evidemment ce n’est pas non plus pour rendre les migrants plus heureux puisque après quelques mois, quelques années, ils nous haïssent le plus souvent (voir le parcours de l’auteur de l’attentat de NY hier!).

Aux Etats-Unis, une enquête vient de montrer que moins d’un jeune sur cinq se revendique comme capitaliste (enquête de l’université d’Harvard relayée sur le blog économique de Bruno Bertez). Le système a perdu toute assise populaire. Seule une dictature peut le maintenir. Seul notre acquiescement à celle-ci la fait tenir.

Frédéric Le Quer