On est foutu, salaires trop hauts!

Par mardi 13 février 2018 Permalink 4

“Accélération de l’inflation salariale”, “une statistique mensuelle de l’emploi aux USA a montré une forte croissance des salaires”, “la croissance annuelle des salaires est actuellement proche du taux de 3%”, “une accélération des revalorisations salariales”, “un chiffre d’inflation salariale solide”, etc, etc… Voilà depuis quelques jours ce que disent les journaux à propos de l’économie américaine. Ils tentent d’expliquer la volatilité des marchés boursiers et rejettent incidemment la faute sur les salariés!

Alors, trop payés les américains? Pourtant un enseignant est là-bas souvent obligé d’avoir un deuxième job qu’il exerce dans la soirée, comme laveur de voitures ou ce genre de chose… Pourtant la plupart des salariés ne cotisent pas à des assurances sociales les prenant suffisamment en charge pour soigner efficacement un cancer ou remettre d’aplomb un accidenté grave car les assurances ad hoc sont trop chères. En revanche les dividendes des sociétés ne cessent d’augmenter au point que les entreprises empruntent pour verser des sommes toujours plus grosses à leurs actionnaires.

Ces aberrations font que la majorité des jeunes américains ne croient plus dans le système capitaliste. Eh oui! Des américains commencent à rejeter le capitalisme! D’après Courrier International même le socialisme n’est plus tabou!

L’attitude négative des organes d’information officielle vis à vis d’éventuelles hausses des salaires n’existe pas seulement en Amérique. On a vu les médias en France se gausser des demandes du syndicat IG Metall en Allemagne. Alors qu’il a obtenu largement gain de cause, nos journalistes ont ensuite pour la plupart fait la fine bouche, histoire de ne pas inciter les travailleurs français à demander la même chose…

Si les riches deviennent toujours plus riches pour le bonheur de tous, les petits doivent donc se montrer particulièrement modérés au niveau de leur pouvoir d’achat car il en va soi-disant de leur intérêt. Pourtant pour éviter que l’argent ne ruisselle pas bien, il suffirait de le donner directement à ceux qui en ont besoin…

Frédéric Le Quer