Oeuvre d’art incendiée à Poitiers

Par lundi 23 décembre 2019 Permalink 1

Une oeuvre d’art à Poitiers appelée “Sauvons nos âmes”, en anglais, c’est plus chic, faite d’un gros tas de gilets de sauvetage de migrants retrouvés sur une île grecque a été incendiée ce week-end. Elle venait d’être installée dans le cadre d’un événement culturel d’art contemporain organisé par la mairie socialiste. Quand la propagande immigrationniste se heurte trop au sentiment populaire, elle tombe sur un os. La bien pensance représentée en premier par le maire Alain Clayes a beau s’indigner maintenant, elle a en cherchant à s’imposer comme un rouleau compresseur heurté des consciences exaspérées de voir la France envahie. L’hommage à des migrants qui, quelques kilomètres plus loin à Châtellerault, exigent la distribution gratuite de nourriture halal et sans alcool sans le moindre souci d’intégration dans le pays d’accueil révulse même les plus réceptifs à la détresse humaine.

Il est évidemment grotesque de sacraliser comme le fait le maire de Poitiers et toute la classe politique de la région, de LR à LREM, une allégorie dont l’évocation reste assez simpliste, voire infantile. “Scandaleux et criminel”, “Outrée!”, “Quelle société!”, “Des crétins s’amusent à tout brûler” n’hésitent pas à s’exclamer tous les braves gens sur l’acte de dégradation. L’oeuvre d’art, si on peut parler d’oeuvre d’art mais pourquoi pas puisqu’on en est à appeler “culture” n’importe quel programme de variété à la télé, donc l’oeuvre d’art seulement partiellement brûlée semble pourtant dorénavant bien plus intéressante en laissant symboliquement transparaître les tensions de la société française à propos d’un programme de submersion migratoire organisé par la nomenclature qui énerve la population. Allons même carrément plus loin et n’hésitons pas à admirer les incendiaires véritables plasticiens qui, grâce à leur performance, performance dans le sens d’action artistique comportementale, ont su exprimer l’un des malaises français! L’art arrive parfois comme la prose de Monsieur Jourdain…

Frédéric Le Quer

Laisser un commentaire ?