Nouvelles du front Covid

Par mardi 23 février 2021 Permalink 1

Les Etats Unis qui aiment les commémorations, organisaient hier une cérémonie en mémoire des 500 000 morts américains du covid soit un quart de l’ensemble des décès dus à cette maladie dans le monde. L’optimisme y était de rigueur et la conditionnelle “si nous vainquons l’épidémie” était résolument remplacé par la subordonnée “quand nous vaincrons l’épidémie”. Comme le nombre d’infections diminue le nombre de morts finira bien par décroître.

Et là-bas comme ici, tout le monde se rassure avec les nouvelles venues de Grande Bretagne même si un tiers des morts en Angleterre et au Pays de Galles ont pour cause le coronavirus. Si objectivement elles n’ont rien de particulièrement réjouissant, Boris Johnson, adepte de la méthode Coué, promet un bel été à sa population vaccinée à tour de bras. Dont acte. Dans les faits, pour le moment, le pays en est à tenter d’assouplir les mesures de restrictions. Il y a urgence puisque le taux de chômage a dépassé les 5 %, ce qui pour chez nous serait une bonne nouvelle est là-bas un grave signal économique; il s’agit du taux le plus élevé depuis 2016.

Dans un genre radicalement opposé, Mario Draghi a décidé de restreindre autant que faire se peut la circulation des italiens à travers leur pays. Le grand laxiste monétaire est apparemment un grand rigoriste dans le domaine de l’épidémie. Il y est sans doute aussi moins compétent et dans le doute, il boucle tout. Mais les italiens qui révèrent leur nouveau président du conseil envisagent cette situation plutôt comme un nouveau départ que comme un enlisement.

En Allemagne, le taux d’incidence soit le nombre de personnes infectées sur 100 000 habitants, ne baisse plus et la variante britannique du coronavirus est à la hausse.

En France, faute de pouvoir endetter le pays plus qu’il n’est déjà, Emmanuel Macron continue de parier sur l’immunité collective mâtinée de quelques mesures liberticides, histoire de montrer qui est le chef. Personne ne voit plus le bout du tunnel et au moins la moitié de la population continue de refuser la solution vaccinale. Il est très difficile de dire si elle a tort ou raison. Pour le variant original et surement aussi le variant anglais, le vaccin est surement un bien fait pour les personnes à risque. Mais est-ce qu’en stoppant ces deux épidémies, le covid-19 sera pour autant stopper? La multiplicité des variants crée un doute légitime concernant des vaccins surement pas universels qui ne peuvent que suivre après coup l’évolution du virus.

Le Royaume Uni, bien plus qu’Israël qui est un trop petit pays facilement bouclabe, représente l’endroit test par excellence. Leur premier ministre va sans aucun doute lever petit à petit les mesures restrictives. La liberté recouvrée des britanniques très majoritairement vaccinés sera-t-elle durable? Un variant résistant, venu d’on ne sait où, dans les mois à venir y mettra-t-il fin? Un peuple immunisé contre le coronavirus de base devra-t-il repartir de zéro pour s’immuniser contre un mutant ou aura-t-il les anticorps nécessaires pour s’en défendre et éviter une nouvelle épidémie?

Questions compliquées… Pfizer et Moderna recrutent des cobayes pour leur injecter une troisième dose de leur vaccin ARN et voir si ainsi ils seraient immuniser contre tous les mutants. Si ça vous tentent au risque de vous même en devenir un… Une autre offre d’emploi pour les désespérés du covid: Les laboratoires cherchent des volontaires pour se faire vacciner avec une dose de vaccin ARN et une dose de vaccin Astrazeneca et voir ce qui se passe.

Bon courage à tous et portez vous bien!

Frédéric Le Quer

 

 

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