Nicolas Garcia Uriburu (1937-2016)

Par dimanche 23 janvier 2022 Permalink

En 1968, Nicolas Garcia Uriburu, lors de la biennale de Venise, colore l’eau du Grand Canal d’un vert fluorescent non polluant (sans en avoir demandé l’autorisation aux autorités municipales). Cet acte est répété par la suite dans plusieurs endroits du monde avec Green Peace. Nicolas Garcia Uriburu, architecte et plasticien, est depuis considéré comme un précurseur du Land Art. Le Land Art est un mouvement radical qui délaisse les galeries pour investir de grands espaces naturels (forêts, déserts, montagnes, variante urbaine avec Christo…) afin d’y créer des œuvres monumentales. L’artiste argentin n’a à cette date probablement pas consciemment le dessein de remettre en cause comme ses successeurs la séparation traditionnelle entre l’art et l’environnement extérieur mais cherche déjà directement à alerter sur les problèmes de pollution.

Cette thématique va rester omniprésente dans l’esprit de Nicolas Garcia Uriburu qui produit des œuvres d’art mettant en exergue les antagonismes entre la société et la nature en dénonçant ainsi l’action néfaste des activités humaines sur l’environnement. Son message écologique transparaît clairement dans nombre de ses peintures. Il est récompensé par le Prix Lefranc en 1968 à Paris et le Premier Prix de la biennale de Tokyo en 1975.

Sur le marché de l’art, la maison Millon présenta à Paris le 23 juin 2017 deux de ses œuvres. La première en une, intitulée New York, acrylique de 1967, 69,5 x 100 cm, récolta 71500 €. L’autre ci-dessous, acrylique 69 x 100, fit 28 600 €.

La petite huile sur toile, 25 x 25 cm, ci-dessous, proposée à Drouot par Me Ader représentant des poivrons intéressa un amateur pour 3200 €.

Artcurial à Paris vendit en 2014 aux enchères l’acrylique ci-dessous, 130 x 195 cm pour 48 920 €.

Frédéric Le Quer

Laisser un commentaire ?